CHAPITRE IV
Le musée, il est vrai, possède trois autres tableaux du maître, une réplique du Bouvier } et deux paysages avec Y Histoire d s Agar et d'Ismaël (L. V., 173-174); mais il faut une singulière bonne volonté pour y découvrir des vues des environs de Munich.
En citant des ouvrages du genre de ceux de M. Payne ou de M. Voïart , j'ai peut-être l'air d'attacher trop d'importance à de puérils détails. Il y a, cependant, toujours du danger à passer sous silence des récits apocryphes. Autant les monographies reposant sur des bases scientifiques font faire de progrès à l'histoire, autant les fantaisies romanesques sont propres à l'égarer. Ce sont de mauvaises herbes qu'on aperçoit d'abord à peine, mais qui, pour peu qu'on les laisse pousser, jettent des racines tellement profondes qu'il faut les plus grands efforts pour les arracher. La tâche du biographe est souvent bien ingrate, surtout quand il s'agit d'artistes dont la vie, remplie d'efforts silencieux, ne présente pas d'incidents dramatiques. Il faut, cependant, avoir le courage d'accepter la vérité telle quelle. Si la force et le talent nous manquent pour donner à nos maigres récits le relief et le mouvement de la vie, ayons, au moins, la conscience de notre mission. Qu'on ne puisse jamais nous reprocher des récits de fantaisie, destinés à devenir dans la suite des pierres d'achoppement pour d'autres.