‹ Claude Monet, sa vie, son temps, son œuvreChapitre 6 sur 55 · TERRASSE AU BORD DE LA MER · texte numérisé non relu

TERRASSE AU BORD DE LA MER

IN

les ;. Eugène Boudin par Claude de Paris, quel i) com-

.! ses jugements pi sui-

de ces lettres publiées

ivera toui !'• désordre, t-.»iil ) :i)j/AH a.j

aai« aj aa anoa ja aaaAaaaT din, (9981)

. /*<i/' un mai

'lit,' voua

ice 711'on ,/.v £uî sonl eplendides, Salon de 1855

nous

/l/f'/// foU.

Vota ■

Troyon me parle toujours de vous et sera très heureux de vous voir.

Le peu de choses que j'ai de vous ont été fort remarquées; je suis entouré d'une petite hande de jeunes peintres paysagistes qui seront très heureux de vous connaître; ce sont, du reste, de vrais peintres.

Apportez surtout de vos œuvres de marine; les bonnes choses sont toujours assez rares.

Quant à moi, j'espère que vous ne me refuserez pas une petite pochade de vous comme souvenir, et comme conseils, vous savez le cas que j'en fais.

Jacque, qui tient l'atelier dans lequel je travaille, voudrait aussi faire quelques affaires avec vous. Je crois qu'il peut vous être utile; il connaît énormément de monde.

En fait de nouvelles, j'ai à vous dire que Couture, ce rageur, a totalement abandonné la peinture. Ce n'est pas dommage : il a, à cette exposition, des tableaux qui sont bien mauvais. Ensuite, vous saurez que le petit « Daubigny » en question m'appartient tout à fait. Il est pendu dans ma chambre.

Je vois toujours ce brave Gustave Mathieu, qui me charge de vous dire mille choses, ainsi que M. Amand Gautier; ils désespèrent pour vous, si vous restez à vous abrutir dans cette ville du Havre.

Quant à moi, je me trouve joliment bien ici : je dessine ferme des figures; c'est une fameuse chose. Du reste, à l'académie, il n'y a que des paysagistes; ils commencent à s'apercevoir que c'est une bonne chose.

J'ai oublié de vous dire que Courbet et Corot brillent aussi à celle exposition, ainsi que Millet. Il y a là son tableau refusé au Salon, La Morl et le Bûcheron. C'est une belle chose.

Enfin, je termine. Ne craignez pas de me gêner pour me faire faire vos commissions : je suis tout à votre disposition.

Répondez-moi vite, et, à l'avenir, nous aurons, si cela vous va, une petite correspondance suivie, une petite gazelle des arts.

Adieu, tout à vous.

Page 1