INTÉRIEUR APRÈS DINER
(vers 1874)
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iî 1»' reconnaissait. hüD.s il csliKs r.t ({u'ils avaienl erré cl hésité, et que là où la nature avait uih' délicieuse finesse de fugiiivcs nuances », ils avaient fixé on.- « lourdeur écrasante, opaque. » Avec sa verve de polémiste, d coucluail ;
« Ces irisations, ces reth h . . s vapeurs, ces poudroiements, se changeaient sur leurs toiles, une boue de craie, hachée de bleu rtjde, de lilas criard, d'oramj’- hargneux, de cruel rouge... Ils ont badigeonné des visages ai >'<■ des grumeaux de violet intense, appuyant pesamment lù où la teinte était à l’état de soupçon, où la nuance perçait à peine. »
Et il ne craignait pas de conclure :
« Ajo niez maintenant à l’insu ffîsance du talent, à la maladroite brutalité du faire, la tension
de l’œil, par rcnlètemnif ? liueiaie de ramener à un certain ton ■ iUCi'rU 'd eomme dccoiiv erf •. m-t-tio ie.ft .y - •
. Vi sods la pi'f -.r..; :: Ur f J
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d'entre ei-\ • • •• / d.a bleu perruquier dans su n;o'i.r deuve un baquet à
blanchissi -isn : rr hsidà rtfs ciels, eaux, chairs,
tout avoisiuad >uuts s‘-n -is-s:^ : : . . et l’aubergine; la plupart
enfin, pouvaï<t. / ; Hrun-r / •. ■'''uo.ces du Charcot sur les
altérations ueos i.-. u-’veiqjn n d<'-- couleurs qu’il a notées chez beaucoup d‘h\ stérupu s d.- /.. ssdpripière et sur nombre de gens
atteints de mal-td’- ' liu sj .dru;- fserveux. »
En somme, ilr.v in H' .primait de la même manière que Louis Enault, B('ri iiî! x H se ri \S Ollï , n’était pas d’accord avec Duranty, Théodore Du. I, Lùdqtpr Burty, î! se prononçait nettement contre le nsysténu né s é,, lu-y impressionnistes », il tenait pour
V ({orthodoxe méthode des maîtres... pliée aux exigences du modernisme », Il était de ceux qu’étonnaient et scandalisaient les audaces nées de l’observation, de la réflexion, d’une volonté d’harmonie, et non de prétendues maladies de la vision. A ce compte-là, il n’y aurait qu’une manière « raisonnable » de peindre, laquelle n’a pas encore été fixée, et toutes les manières individuelles seraient taxées de phénomènes morbides. Rembrandt, Rubens, Vélasquez, Watteau, Delacroix, etc., n’ont pas peint « comme tout le monde », et leurs génies ne s’accordent pas entre eux.
Huysmans excella surtout à mettre en valeur les mérites de Caillebotte : {Celui-là, dit-il, est un grand peintre); de Raflaëlli « un des plus puissants paysagistes que nous possédions »; de Zandomenegbi, de Forain, de Degas, dont il écrivait déjà en 1876, l’apologie définitive. Tous ces éloges avaient, on le sait, leur haute raison d’être.
Tout de même, en 1881, lors de l’exposition des Indépendants, il établissait une transition entre ses condamnations de la veille et ses jugements nouveaux plus favorables.
« M. Monet, disait-il, a longtemps bafouillé, lâchant de courtes improvisations, bâclant des bouts de paysages, d’aigres salades d’écorces d’oranges, de vertes ciboules et de rubans bleu perruquier; cela simulait les eaux courantes d’une rivière. A coup sûr, l’œil de cet artiste était exaspéré; mais, il faut bien le dire aussi, il y avait chez lui un laisser-aller, un manque d’études trop manifeste. . . L’impressionnisme tel que le pratiquaitM. Monet, menait tout droit à une impasse; c’était l’œuf resté constamment mal éclos du réalisme, l’œuvre réelle abordée et toujours abandonnée à mi-côte. M. Monet est certainement f homme qui a le plus contribué à persuader le public que le mot « impressionnisme » désignait exclusivement une peinture demeurée à l’état de confus rudiment, de vague ébauche. »
Quand on se souvient que Monet avait déjà exposé la Dame à la robe verte, qu’il était le peintre du Déjeuner sur l’herbe, des Femmes dans un jardin, et de tant d’admirables paysages, on a le droit d’être choqué des rigueurs d’Huysmans. Heureusement le
CLAUDE MO NET
revirement qu’il croit reconnaître chez l’artiste se produit chez lui et il annonce, de Monet, « de très beaux et de très complets paysages » :
« Ses glaçons sous un ciel roux sont d’une mélancolie intense et ses études de mer avec les lames qui se brisent sur les falaises sont les marines les plus vraies que je connaisse. Ajoutez à ces toiles, des paysages de terre, des vues de Vétbeuil, et un champ de coquelicots flambant sous un ciel pâle, d’une admirable couleur. Certes, le peintre qui a brossé ces tableaux est un grand paysagiste dont l’œil, maintenant guéri (il y lienll) saisit avec une surprenante fidélité tous les phénomènes de la lumière. Comme est vraie la poussière de ses vagues fouettées par un coup de jour, comme ses rivières coulent, diaprées par les fourmillantes couleurs des choses qu’elles réverbèrent, comme dans ses toiles le petit souffle froid de l’eau monte dans les feuillages et passe dans les pointes d’herbe !... C’est avec joie que je puis faire féloge de M. Monet, car c’est à ses efforts et à ceux de ses confrères impressionnistes du paysage qu’est surtout due la rédemption de la peinture... MM. Pissarro et Monet sont enfin sortis victorieux de la terrible lutte. L’on peut dire que les problèmes si ardus de la lumière, dans la peinture, se sont enfin débrouillés sur leurs toiles. »
Que cette conclusion nous réconcilie avec la critique de ce grand artiste personnel que fut notre J. -K. Huysmans.
De 1881 A 1886
En avril 1881, la sixième Exposition du groupe a lieu, comme la première, 35, boulevard des Capucines. Les exposants, moins nombreux qu’autrefois, sont Mary Cassatt, Berthe Morisot, Degas, Forain, Gauguin, Guillaumin, Pissarro, RalTaëlli, Rouart, Tillot, Vidal, Vignon, Zandomeneglii. Absent ; Claude Monet,
En 1882, du P‘’au31 mars, septièmeExposition, rue Saint-Honoré. Exposants : Caillebotte, Gauguin, Guillau^nin, xMonet, Bertbe Morisot, Pissarro, Renoir, Sisley, Vignon.
En 1883, de mars à juin, une série d’expositions particulières, dans un appartement, 9, boidevard de la Madeleine, donnait successivement le résumé des œuvres de Monet, Boudin, Pissarro, Renoir, Sisley.
En 1883, exposition à Londres, ainsi annonèée : « Catalogue of paintings, drawings and pastels, by members of « La Société des Impressionnistes » , new exhibition at Dowdeswell and Dowdeswells, 133, New bond Street (Two doors from the Grosvenor Gallery) 1883. » Une préface non signée, présente MM. Degas, Manet, Renoir, Monet, Sisley, Pissarro, Boudin, J.-L. Brown, et M'"®® Cassatt et Morisot. Claude Monet expose : Bords des ffilaises ù Pourville, Petit Bras à Argenteuil, Cabane de Pêcheurs, Promenade sur la Falaise, Chemin de la Cavée, Bateaux voiliers. Faisans (nature morte). Je copie telles quelles les indications; j’indique aussi les prix demandés, qui sont de £100, £120, £160. Pour Degas, £400 (les Courses de Gentlemen) ; pour Manet, £400 (Le Pont de l’Europe)-, pour Renoir, £600 (Danseurs à Bougival.)
En 1884, du 15 mars au 15 avril, Raffaëlli expose seul dans une boutique de l’Avenuede l’Opéra, 28’’‘®, où il place, par une préface
de son catalogue écrite par lui-même, le caractérisme auprès de l’impressionnisme .
En 1885, Claude Monet est invité à prendre part à la quatrième Exposition Internationale de peinture, ouverte 8, rue de Sèze, galerie Georges Petit, qui avait été fondée sous les auspices de Cabanel, Robert-Fleury, Hébert. Les autres exposants de la quatrième Exposition étaient Jean Béraud, Albert Besnard, Léon Bonnat, Boutet de Monvel, J. C. Cazin, J. Cbelmonski, Domingo, Albert Edelfelt, R. de Eguzquiza, Henri Gervex, P. S. Kroyer, Max Liebermann, J. -F. Raffaëlli, Jobn S. Sargent, Alfred Stevens, Jan Van Beers, W. Willie, etM"*® Marie Cazin.
Claude Monet apparaît au milieu de cette assemblée très diverse, où il n’y avait que Raffaëlli du groupe des Impressionnistes, comme un maître, sûr de sa vision et de son art, avec dix toiles : Au Cap Martin, près Menton; la Manne-Porte {Êtretat); l’Église de Vernon; Vue prise près Vintimille {Italie); Maison de pêcheur à Varengeville; La Seine à Port-Villez; le Val de Falaise, près Giverny; Église de Varengeville; Poste de Douaniers, près Pourville; Grainval, près Féeanip.
En 1886, du 15 mai au 15 juin, 1, rue Laffitte, huitième Exposition où se marque la dispersion du groupe. Exposants : Degas, Berthe Morisot, Gauguin, Guillaumin, Zandomeneghi, Forain, Mary Cassatt, Odilon Redon, Camille Pissarro, Seurat, Signac, Lucien Pissarro, Marie Bracquemond, Charles Tillot, Henri Rouart, Vignon, M'"® de Rambure, Émile Schufîenecker, David Estoppey. Absents ; Claude Monet, Renoir, Sisley, Cézanne, Caillebotte, Raffaëlli.
En 1886, Claude Monet expose à la cinquième Exposition Internationale de Peinture et de Sculpture, galerie Petit, avec Albert Besnard, G. Béthune, J.-E. Blanche, J. Boldini, J.-C. Cazin, Charlemont, W.-T. Dannat, E. d’Argence, Domingo, E. d’Otémar, A. Edelfelt, R. de Eguzquiza, H. Gervex, Max Liebermann, Montenard, J. Pokitonow, J. -F. Raffaëlli, Renoir, R. Ribera, F. Roybet, Jan Van Beers, W. Wyllie. Cette fois, avec Monet et Raffaëlli, il y a Renoir.
Claude Monet envoie treize toiles : V Aiguille d’Etretat, vue du