‹ Claude Monet, sa vie, son temps, son œuvreChapitre 18 sur 54 · LES · texte numérisé non relu

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au Luxenihouiy tm iahleau de Manet, et cela sans l’intervention d’aurttn jnry, vmnme c’était mon droit de ministre, Mauei n'nvail pas choisi / <.>îvinpia. Cela me suffit.

Croyez, Monsieur, à mes sentiments très distingués.

Antonin Proust.

Monet insiste sur i’iniorvenlion tie Proust par ce billet qu’il m’envoie le 24 janvier :

...Quant à son article de La République Française, il ne prouve qu’une chose : en dehors de l’intention de nuire à notre œuvre, c’est qu’il trouve tout naturel que Manet ne soit pasà la place qu’il mérite, quand des tartempions de peintres de vingt-cinquième ordre ont tous les honneurs. Il doit trouver qu’il est utile d’attendre que les Manet se vendent cinq cent mille francs, pour les acheter. zoviAJa avioaviia aaj

En même temps, il réplitjueà Proust, - (9Tfel> on.sci! de M. Eugène Manet :

26 janvier 00

' f i-euds Jiotr de.< regret.'^ ’itu- > i; , •

! .iJiC ipii soif : .h ! -tOèt - ' ' . 'iOfilé,

« ous ruuno'eitdrez, je pense, q>> a près i" hruit ;fri ' -si lafi otifair de t > article, et la puhIi-.-iié qui lui a été faite, puisqu'il . été repVMhiii par plusieurs autres journaux, vous comprendrez, dis-je, qui! est de toute nécessité que pour remettre les chosesen l’état, et réparer l’oflense faite, à .M""' Mam i une rectification soit adressée par vous au Figaro. Vous deyyj juger vous-même combien je me trompais peu en vous disant que toute cette campagne paraissait faite contre Manet. Kn effet, la haine ci l’imbécillité s’en donnent à cœur joie. Il vous était si facile de metfre votre personnalité à l'abri en déclarant que vous nevousétiey. p;v- idiargé dr faire entrer l’0\ym\na au Louvre, cela purement et simfdement, sans cfunntentaires désobligeants pour la famille Manci et pmir les organisateurs de la manifestation.

Croyez', Monsieur, v mes sentiments distingués.

CLAUDE M O N E T

Antonin Proust ne prit pas bien la remontrance et proposa à Monet une rencontre sur un autre terrain, selon les us parlementaires de ce temps-là. Voici le billet où le débat tourne dramatiquement :

27 janvier 1890.

Monsieur, les journaux m’ont pendant trois semaines attribué une initiative qui vous appartient. Vous êtes resté muet : c’était votre droit. J’ai parlé : c’était le mien. Vous pensez aujourd’hui que mes paroles ont été désobligeantes pour vous. Si vous vous en trouvez offensé, j’attends vos amis. Quant au rôle de mandataire de d/"'® Edouard Manet que vous prenez, je ne sache pas que vous ayez été autorisé à le prendre.

J’ai, Monsieur, l’honneur de vous saluer.

Antonin Proust.

Monet constitua deux témoins , qui furent Théodore Duret et l’auteur de ce livre. Nous allâmes trouver Proust, pendant que Monet nous attendait dans un café du boulevard Haussmann. Nous arrangeâmes l’affaire par une rencontre pacifique entre les deux adversaires. Il faut avouer qu’il y avait quelque chose d’excessif dans la proposition d’Antonin Proust, qui n’était pour lui qu’une manière de sortir d’embarras. Le temps écoulé, on se demande encore quel grief il pouvait avoir contre la souscription pour VOlympia. Il était galant homme, très ami de Manet, qui fit de lui le plus aimable portrait, et l’on peut croire qu’aujourd’hui il serait heureux, comme tous les admirateurs de Manet, de voir V Olympia si sereinement installée au Louvre.

Voici d’ailleurs en quels termes Monet me faisait connaître la fin de l’incident :

« Cher ami, l’entrevue a été ce qu’elle devait être. Proust entend souscrire pour l’achat de /'Olympia, il doit écrire à d/"'® Manet pour désavouer les paroles du Figaro. Cela entendu, il a été d’un aimable exagéré, voulant m’enjôler pour attendre, et au besoin donner le tableau à .sa soeiété, et ne l'offrir qu’en même temps que le Déjeuner sur l’herbe Et plus je lui disais vouloir

CLAUDE MONEÏ

aller jusqu’au boulet en finir, plus il était aimable, et finalement voulait savoir comment je comptais procéder. Il m’a répondu qu’il comprenait cela, qu'il ne demandait qu’à être convaincu, qu’il allait voir aujourd’hui même Pelletan et le ministre. Il faut donc se méfier, ne pas se trop laisser séduire, et agir vite. »

Par les lettres suivantes de la veuve de Manet, on verra que Claude Monet avait quelques raisons de prendre ce rôle de mandataire qui lui était contesté.

Première lettre, au début de l’affaire :

Gennevilliers, 4 novembre 89.

Cher Monsieur,

C’est avec une profonde émotion que je viens de lire votre lettre m’annonçant ce que vous, M. Sargent et des amis, font pour la mémoire de mon cher mari. C’est si beau! et j’en suis si touchée, que tout ce que je pourraisvous dire pourvous remercier serait encore au-dessous de mes sentiments de reconnaissance .

J’ignorais ce projet de sympathie, et Olympia au Louvre est le comble de mes vœux.

Le prix de vingt mille francs me convient très bien, et tout ce que vous faites est si bien, si délicat, que je ne peux que vous admirer.

Recevez encore, cher Monsieur Monet, mes plus vifs remerciements, ainsi que l’assurance de mon amitié la plus dévouée.

S. Manet.

Deuxième lettre qui a trait spécialement à l’interview d’Antonin Proust :

Gennevilliers, 23 janvier 1890.

Cher Monsieur,

Merci pour votre bonne lettre, et pour votre chaleureux et généreux dévouement, mais je vous en prie, tâchez que cela ne vous porte pas préjudice et que vous ne vous fassiez pas d’ennemis à cause de nous, voyez quelle serait ma désolation!

Quand j’ai lu l’article du Figaro, y"en ai été outragée, humiliée et troublée.

Vous avez dû lire ma réponse, ainsi que celle de mon beaufrère (qui est très bien).

Aujourd’hui, étant plus calme, je suis si affligée, et je songe combien ce même M. Proust a été dévoué à mon pauvre mari avant et après sa mort. Vraiment, ce qui vient de se passer est incompréhensible, je pense qu’il n’aurait peut-être pas voulu participer à la souscription, ayant déjà payé de sa personne à la grande exposition.

Excusez-moi de vous faire cette réflexion et ne m’en voulez pas.

Cette souscription , en effet, était si discrètement engagée, puisque moi-même je n’en savais rien, vous y mettiez tout votre cœur, elle vous coûtait tant de peine, je ne pourrais pas croire qu’elle n’aura pas un bon résultat, mais je crains bien que d’ici longtemps Olympia ne sera pas exposée au Louvre — il y a peutêtre un autre musée auquel on pourra l’offrir.

Mais je vous demande pardon de me mêler de cela, c’est même très indiscret de ma part de vous en parler, je ne puis que vous remercier de ce que vous faites pour moi et pour notre cher Édouard...

S. Manet.

Voici inainlenant le résumé des péripéties administratives de l’affaire, auxquelles on me permettra de dire que j’ai été mêlé par la correspondance de Monet et par ses allées et venues entre Giverny et Paris. Au journal La Justice, dirigé par Clemenceau et Pelletan, dont j’étais le collaborateur, Monet fut mis en relations avec Camille Pelletan, et c’^esten compagnie de celui-ci qu'il remit au ministre de l’Instruction publique, M. Fallières, la lettre suivante, avec la liste des souscripteurs :

Paris, le 7 février 1890.

Monsieur le Ministre,

Au nom d’un groupe de souscripteurs, j’ai l’honneur d’offrir à l’État l’0\ym\na, d’Édouard Manet. Nous sommes certains d’être

ici les représentants et les interprètes d’un grand nombre d’artistes, d’écrivains et d’amateurs, qui ont reconnu depuis longtemps déjà quelle place considérable doit tenir dans l’histoire de ce siècle le peintre prématurément enlevé à son art et à son pays.

Les discussions auxquelles les tableaux de Manet ont servi de sujet, les hostilités qu’ils eurent à subir sont maintenant apaisées. La guerre serait encore ouverte contre une telle individualité que nous n’en serions pas moins convaincus de l’importance de l’œuvre de Manet et de son triomphe définitif. Il nous suffirait de nous rappeler, pour ne citer que quelques noms, autrefois décriés et repoussés, et aujourd’hui célèbres, ce qui est advenu à des artistes comme Delacroix, Corot, Courbet, Millet, f isolement de leurs débuts et leur incontestable gloire posthume. Mais, de faveu de la grande majorité de ceux qui s’intéressent à la peinture française, le rôle d’Êdouard Manet a été utile et décisif. Non seulement il a joué un grand rôle individuel, mais il a été, de plus, le représentant d’une grande et féconde évolution.

Il nous a donc paru impossible qu’une telle œuvre n’eût pas sa place dans nos collections nationales, que le maître n’eût pas ses entrées là où sont déjà admis les disciples. Nous avons, de plus, considéré avec inquiétude le mouvement incessant du marché artistique, la concurrence d’achat qui nous est faite par f Amérique, le départ, facile à prévoir, pour un autre continent, de tant d’œuvres d’art qui sont la joie et la gloire de la France. Nous avons voulu retenir une des toiles les plus caractéristiques d’Édouard Manet, celle où il apparaît en pleine lutte victorieuse, maître de sa vision et de son métier.

C’est /'Olympia que nous remettons entre vos mains. Monsieur le ministre. Notre désir est de la voir prendre place au Louvre, à sa date, parmi les productions de f école française. Si les règlements s’opposent à cette entrée immédiate, s’il est objecté, malgré le précédent de Courbet, qu’une période de dix ans n’est pas écoulée depuis la mort de Manet, nous estimons que le musée du Luxembourg est tout indiqué pour recevoir /'Olympia et la garder jusqu’à f échéance prochaine. Nous espérons que vous voudrez bien donner votre appui à f œuvre à laquelle nous nous

sommes attachés, avec la satisfaction d'avoir accompli simplement un acte de justice.

Agréez, Monsieur le ministre, l'expression de mes sentiments de haute considération.

Voici maintenant la liste des souscripteurs, avec l’indication des soinnies souscrites :

MM. Durand-Ruel, 200 fr.; Frantz-Jourdain, 25 fr.; Marcel Bernstein, 500 fr.; Fantin-Latour, 100 fr.; Degas, 100 fr.; Duez, 100 fr.; Clapisson, 200 fr.; Jules Chéret, 100 fr.; Ilecht frères, 1.000 fr.; Boldini, 200 fr.; Roger Marx, 25 fr.; Lhermitte, 50 fr. ; Bing, 200 fr. ; Armand Dayot, 25 fr. ; Guillemet, 200 fr. ; G. Murer, 50 fr.; Jean Béraud, 50 fr.; Rihot, 50 fr.; Puvis de Chavannes, 300 fr.; Bracquernond, 50 fr.; De Bellio, 1 .000 fr.; Paul Gallimard, 200 fr.; Léon Béclard, 200 fr.; Ilelleu, 50 fr.; IL irrisson, 100 fr.; Pissarro, 50 fr.; Baffaëlli, 100 fr.; Bohin, 50 fr.; Double incognito, 500 fr.; Alexandre Millcrand, 25 fr.; Bodin, 25 fr.; Renoir, 50 fr.; F. et Maurice Bouchor, 100 fr.; Béraud, 500 fr. ; Jeanniot, 50 fr.; Bouart, l.OOOfr.; Blot, 25 fr.; Boll, 500 fr.; Tissot, 100 fr.; Monet, 1.000 fr.; Dalou, 25 fr.; Guérard, 100 fr.; M"'^ Guérard-Gonzalès, 100 fr; Aug. Flameng, 25 fr.; Moreau-Nélaton , 500 fr.; Roger Jourdain , 100 fr.; Oppenheim , 50 fr.; Octave Mirheau, 300 fr.; Burty, 25 fr.; M. de H. Montbéliard, 2.000 fr.; Lerolle, 100 fr.; J. Blanche, ■500 fr.; Thornley, 25 fr. ; Carrics, 50 fr.; De Vuillefroy, .50 fr.; Carolus-Duran, 200 fr.; Chahricr, 50 fr.; Mallarmé, 25 fr.; Dauphin, 2.5 fr.; Iluysmans, 25 fr. ; Antonin Proust, 500 fr.; Besnard, 100 fr.; Van Cutzens, 100 fr.; Cazin, 100 fr.; G. Petit, 200 fr.; Gervex, 100 fr.; Gustave Geffroy, 50 fr.; Edmond Bazire, 25 fr.; Bourdin, 25 fr.; Portier, 25 fr.; Nanzy, 100 fr.; Bops, .50 fr. ; Gradis, 2.5 fr.; Ahbé Hurel, 100 fr. ; A. de la Rochefoucauld, 100 fr.; Louis Mu 11cm, 15 fr.; Maurice Hamel, 25 fr.; Carrière, 25 fr.; Brandon, 1 00 fr. ; Lautrec, 100 fr. ; Caillehotte, 1 .000 fr.; Duret, 1 .000 tr.; Sutter Lauman, 2.5 fr.; Bonnetain,

25 fr.; Sargent, 1.000 fr.; Marias Michel, 25 fr.; Pelletan, 25 fr.; Pollent, 25 fr.; Leclanché, 1.000 fr. Total : 19.415 fr.

A cette lettre et à cette communication, le ministre répondit le 12 février 1890 :

Monsieur, j’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre par laquelle vous offrez à l’État, au nom d’un groupe de souscripteurs, /'Olympia, d’Édouard Manet, en exprimant le désir que cette œuvre prenne place dans les Musées nationaux.

Je charge le Directeur des Beaux-Arts et le Comité consultatif des Musées d’examiner, d'après les règlements, la nature de cette donation et Je m’empresserai de vous faire connaître quelle suite peut y être donnée.

Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.

Le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, Signé : Armand Falliëres.

Ce comité comprenait les conservateurs et les conservateursadjoints des Musées du Louvre, du Luxembourg, de Saint-Germain et de Versailles, sous la présidence du directeur des Musées nationaux.

Il se composait donc de :

MM. Kaempfen, directeur des Musées nationaux, président; Lafenestre, conservateur du département de la peinture et des dessins au Musée du Louvre; Paul Durrieu et Henry de Ghennevières, conservateurs-adjoints; Arago, conserv^ateur du Musée du Luxembourg; Gosselin, conservateur du Musée de Versailles; Bertrand, conservateur du Musée de Saint-Germain.

Le 24 février, lettre du directeur des Beaux-Arts :

Monsieur, par lettre en date du 7 février 1890, adressée au Ministre des Beaux-Arts, vous offrez à l’État, au nom d’un groupe de souscripteurs, /'Olympia, d’Édouard Manet. Vous ajoutez que « votre désir est de voir ce tableau prendre place au Musée du

CLAUDE MON ET

Louvre » et que « si les règlements s’ opposent à cette entrée immédiate, vous estimez que le Musée du Luxembourg est tout indiqué pour le recevoir et le garder jusqu’à l’échéance prochaine )), c’est-à-dire jusqu’à l’expiration d’une période de dix ans après la mort de l’artiste.

Au moment de soumettre votre proposition au Comité consultatif des Musées nationaux, j’aurais besoin de préciser les questions qu’il devra examiner et de l’éclairer sur la nature exacte de votre libéralité.

Je vous prie donc de vouloir bien me faire connaître si votre olfre de donation à l’Êtat, est, dès à présent, définitive, quelle que soit la décision à intervenir au sujet de l’admission ou de la non-admission de l’œuvre dans l’un ou l’autre des Musées désignés par vous, ou si, au contraire, le désir que vous exprimez doit être considéré comme une condition formelle, dont la nonacceptation entraînerait le retrait de l’offre.

Je vous prie également de me faire savoir où l’administration des Musées nationaux devra faire prendre le tableau pour le soumettre à l’examen du Comité consultatif.

Agréez, Monsieur , l’assurance de mes sentiments très distingués.

Le Directeur des Beaux-Arts,

Gustave Lardoumet.

Claude Monet répondit naturellement que la donation du tableau était subordonnée à son admission dans l’un des deux Musées, Louvre ou Luxembourg.

La décision du Comité consultatif fut ainsi transmise à Claude Monet, le 15 mars, par le directeur des Beaux-Arts.

Monsieur, le Comité consultatif des Musées nationaux a examiné, dans sa séance du 13 mars, l'offre de donation du tableau d’Edouard Manet, Olympia, contenue dansvotre lettre du 7 février, au Ministre des Beaux-Arts, sous tes réserves exprimées dans la lettre que vous m’avez adressée à moi-même le 26 février.

Le Comité a émis l’avis qu’il n’y avait pas lieu de placer immédiatement ce tableau au Louvre. Il a été d’avis aussi qu’il n’y

CLAUDE M O N E T

avait pas lieu de le placer au Luxemhouiy, en prenant l’engagement de le mettre au Louvre, après un délai de dix ans écoulés depuis la mort de l’auteur. Il a été d’avis, enfin, de l’accepter pour le Luxembourg, sans engagement.

Ce dernier avis modifiant l’un des deux cas prévus dans vos lettres, je viens, avant de soumettre au Ministre la délibération du Comité, vous prier de me faire connaître si vous maintenez votre offre de donation, en acceptant les conclusions de cette délibération.

Le Directeur des Beaux-Arts,

Gustave Larhoumet.

Réponse de Claude Monet, le 27 mars :

Monsieur le Directeur , j’ai l’honneur de répondre à votre lettre en date du 15 courant. Nous avons offert /'Olympia d’Êdouard Manet, à l’État, dans fespoir de voir placer ce tableau au Musée du Louvre, si les règlements le permettaient; dans le cas contraire, nous exprimions le désir de le voir placé au Luxembourg, jusqu’à ce que le laps de temps exigé lui ouvre l’accès du Louvre.

Le Comité consultatif des Musées nationaux n’a pas cru devoir prendre cet engagement, et a émis l’avis d’accepter /'Olympia pour le Luxembourg, sans engagement.

L’offre de donation reste donc maintenue, s’il est bien entendu que cela ne peut interdire, dans f avenir, l’accès du Louvre à /'Olympia, et que dans aucun autre cas le tableau de Manet ne doit quitter le Musée du Luxembourg.

Le 1®*^ av ril, le Di recteur des Beaux-Arts faisait ces réserves :

Monsieur, après avoir pris connaissance de lavis émis par le Comité consultatif des Musées nationaux, au sujet de votre offre de donation à l’État de /'Olympia, d’Édouard Manet, vous me fuites f honneur de m’écrire, à la date du 27 mars, que vous maintenez cette offre « s’il est bien entendu » que fadmission de

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