II. Je t'admire, sœur des étoiles, fille de Tyndare
0 race de Tantale, tu es le désir même qui ne se peut rassasier.
— Mais toi qui me connais, pourquoi te caches-tu ? J'ai peur.
Et tu m'enchantes par ta forme entrevue sous le voile. Laisse, je te prie, laisse voir ton visage.
Peut-être, mystérieux, es-tu mon frère, et celle des deux étoiles qui laisse à son tour le ciel, pour passer la journée sous la courtine noire des ténèbres?
Mais non : si tu étais PoUux, ou si Castor, mon sang t'eût déjà nommé; et toi-même
Avec avidité eusses pris mes lèvres sur tes lèvres...
Ta stature et tes membres disent ta jeunesse immortelle :
0 jeune homme, il faut que tu sois un Dieu.