‹ Claudel et SuaresChapitre 3 sur 5 · III. Je t'admire, Hélène, moi qui jamais ne m'arrête · texte numérisé non relu

III. Je t'admire, Hélène, moi qui jamais ne m'arrête

Et moi, qui n'ai jamais besoin de désirer, il me semble que je te désire.

— Ah ! voici que sur ma gorge tu portes ta main,

Ta main, la plus blanche que je vis, et la plus belle, qui paraît sous la lune la feuille étendue sur les deux fruits de mes seins... Tu presses si doucement ma gorge.. . Est-ce mon corps que tu veux?

— Tu ne peux me le refuser.

— Tu dis vrai : A tous, mais non à toi, ô calme voyageur.

Page 1