SYLVAIN, LA GRAND'ROSE
SYLVAIN
El) bien ! notre bourgeoise, vous avez donc congédié notre servante?
ROSE
Moi? point du tout! Je n'ai point droit sur vos servantes. Vous les prenez, vous les payez, vous les nourrissez, vous les ren\oyez. Ça ne me regarde pas.
SYLVAIN
Ça n'est pourtant point nous qui renvoyons la Claudie, c'est vous!
ROSE
El quand je vous dis <|iin non? Vous croirez cette fille-là plus que moi ! '■>
SYLVA1*
Vous l'avez rudement menée, à ce qu'il paraît ! Qu'estce que vous avez donc contre elle?
ROSE
Et qu'est-ce que vous voulez que j'aie contre cette servante? Je ne m'en occupe point.
SYLVAIN
En ce cas, dites-lui donc que vous n'avez pas regret à la nourriture de son père, car elle croit que vous y trouvez à redire et elle nous quitte.
rose, avec dépit.
Elle me fait passer pour une avare et une sans-cœur ? parce que je lui ai demandé si elle comptait rester chez vous encore longtemps ! Est-ce que je sais ce que je lui ai dit, moi? Oh ! la mauvaise vengeance que ces sortes de filles-là ! C'est fier, c'est susceptible, c'est méchant! On ne peut pns leur dire un mot sans que ça vous mette le marché à la main.
§CEVE XIII.
SYLVAIN, ROSE, CLAUDIE, conduisant son père qui se traîne lentement, mais qui montre une certaine
inquiétude qu'il n'avait pris au commencement de l'acte; LE PÈRE ET LA MERE F AU VEAU, entrent en même temps. Fauoo.u se tient soucieux et silencieux à l'écart ; sa femme s'occupe de Rémy et de Claudio av;c bonté.
la mère, nu fond du théâtre.
Mais non, mais non, père Rémy, on ne vous renvoie
point d'ici. On vous quitte de bonne amitié, et vous
allez boire un coup devant que de partir.
SYLVAIN, à Ros-, haut.
Tenez, les voilà qui partent! Une faudrait pourtant pas avoir Pair de renvoyez comme ça des gens qui ont