SCENE PREMIERE
LE PÈRE RÉMY, astis dans la r hem niée, l'air hrbité; LA MÉR8 FAUVEAU, assue prés de ta table, et qui file au fuseau ; CLAUDIE, A la table , et çut repasse du linge.
LA MRËE FAUVEAU. Jfi VOOS «SSOre, ma fille, que vous iie nous êtes point à charge, et que vous avez tort de vouloir nous quitter. Vous travaillez plus proprement et plus subtilement que pas une de mes servantes, vous avez un grand courage dans les bras, dans les jambes et je crois surtout dans le cœur. Et si nous faisons ou peu de (ié(H*nse pour gauler votre pauvre père, qui, depuis sou coup de sang de la moisson, ne s'aide quasiment plus, nous eu Minimes bien récompensés par voire travail qui vaut gros dans une métairie ; par aiusi reste/, doue avec uou* jusqu'à temps que votre père se rétablisse, si c'est la volonté du bon Dieu.
claudie. Vous êtes un âme grandement lionne, mère Fauveau, et si je veux m'vn aller, ne le prenez point ranime une méconnaissance de vus amitiés. Vous m’eu faites tant, que je voudrais pou voir mourir a votre services mais, aussi vrai que j’aime le bon Dieu et vous, je ne veux point rester davantage. (Elle ra à la chemin te, embrasse ton pire , prend un autre fer el revient â la table.)
la mère fauveau. C’audie, je ne vous demande point vos raisons. Peut-être que j’en ai nne doutante, je ne vous eu estime que mieux : peut-être que, dans peu de U-mp-t, je vous dirai que vous faites bien de partir; mais votre père n'est pas encore en étal, et vous ne pouvez point remmener avant de vous être pourvue d’ouvrage pour le soutenir.
claudie. Mon père est faible, nuis il ne paraît point souffrir; et comme je sais qu’il aime beaucoup son endroit, j'ai daus mon idéequ'ilade l'ennui d’en être absent. Je suis quasiment assurée de trouver de l'ouvrage chez nous : ou m’emploie aux lessives, on me donne des blouses à faire, je travaille aussi à la terre, qui est plus légère là bas que par ici. J’aurai plus de peine qu’avant puisque mon père ne peut plus s'occuper.
Mais qu'est-ce que ça me fait d'oser ms
santé? je dorerais toujours bien autant que ce pauvre liommo-fa, qui n'en a pas pour longtemps, et qui depuis deux mois qu’il est malade chei vous, n’a pas l’air de pouvoir reprendre ses forces. (BU* va terrer le linge quelle a sur la table, aans le bat de buffet gui est au-dessous de la crottée.)
LA MÈRE fauyf.au, se levant. Mot, je le trouve mieux depuis deux ou trois jours, et ce matin il m’a parlé plus longtemps et plus raisonnablement qu'il n’avait fait depuis son accident.
CLAUDIE, rvomant à gauche prit de la mire Fauveau. Il vous a parlé F El., .qu’est-ce qu’il vous disait ?
LA MÈRE FAUVEAU. fl me demandait si le médecin l’avait condamné, et s'il en avait pour longtemps à dorer comme ça sans rien taire.
CLAUDIE , regardant »on pire. Panvre père ! je sais bien qu'il regrette nen’étre nas mort sur le conp. Mais voyez- vous, quand je devrais le garder comme ça, en misère, je ne plaindrais pas ma peine. Ah ! tout ce que le bon Dieu voudra, pourvu que je le conserve ! Vous ne savez pas quel homme c'était, mère Fauveau ! (Elle essuyé tet yeux à la dérobée, )
LA MÈRE FAUVEAU, lui prenant la main.
C’est pour cela, ma pauvre Claudie , qu’il vous faut rester encore. Il ne manque rien ici, et vous pouvez le voir à chaque moment.
CLAtJDiE. Je sais qu’il ne sera jamais aussi bien que chez vous, ni moi non plus !
la mère fauveau. Et bien, alors?...
claudie. J’attendrai encore une quinzaine pour vons obéir. Aussi bien, je vous serai utile pour vous dériver et sécher votre chanvre Et après ça, malgré vos bontés, je m’en irai, parce que je crois que c’est mon devoir. Allons, je m’en vas chercher la fournée.
J’emmènerai mon père jusqu’au cellier. Ça le promènera un peu. (Elle s’approche de ton pire et le fait lever tans qu il fasse de résistance ni paraître se soucier de ce qu'on v tut faire de lui.)
la mère fauvèau. parlant haut, fl faut prendre l’air, père Rémy, ça vous vaudra mieux que d'être toujours dans la cheminée.
iêmy, parlant avec effort. J’ai toujours froid!
la mère fauveau, à Claudie. Voyezvous qu’il entend bien aujourd’hui ?
claudie. Ça ne vous contrarie pas de venir avec moi, mon père?
remy. Est-ce que nous retournons chez nous?
claudie. Pas encore, bientôt 1 [Elle sort par te fond avec son pire ; Sylvain, du haut de la galerie , guette sa sortie.)