A M. BOCAGE
dissemenls et les larmes du publie le proclament chaque soir avec plua d'éloquence que je ne saurais le faire. Moi aussi j’ai pleuré en vous voyant et an vous écoutant : je ne savais plus de qoi était 1a pièce, ja ne voyais et n’entendais que votre douleur et votre piété, et comme le coeur saisi et rempli d’émotion ne trouve guère* de paroles. Ici comme là-bas. je ne sais que voua dire : a Merci, c’eet beau, c'est bien, c'est boa . »
Remerciez pour moi auasi e«* rares artistes qui ont personnifié, avec tant da conscience et desavoir, les divers types de Claudie. M. Fcchter, qui s idénlisé celui de Sylvain en lui conservant la vérité, talent bora ligne et incontealab'e ; M B * Génot, la tendre et ardente mère qui, avoc l'ezrellent père Faoveau (M. Perrin), sait faire pleurer à un lever de rideau; la belle M B * Daubrun à la voii harmooiruse, au jeu digne dan» la franchise et la rondeur ; M. Barré qui ne m’e fait regretter ni désirer rien de mieui pour l’interprétetion du rêle de Denis Ronciat; M 11 * Lia-Fclii, enfin tous, remerciez-les pour moi,
d’aroir f»*t de Claudie un spectacle émouvant etnai qui leur doit toute la sympathie qu’il obtient.
Et à tous, mon ami, merci surtout, merci eocorc et toujours, pour le pasaé, pour I» présent et pour l'avenir.
-CroRca Sa SD.
Nohant, l& janvier I8&I.
L'auteur de Claudia, ayant donné è ses personnages des noms plus on moins répandis dans le pays qu'il habite, et familiers à son oreille, ne suppose pat que Wa citoyens de campagne qui portent ces noms pourraient se eroire désigné» dans un ouvrage de pure invention. Pourtant, s il en était besoin, il déclarerait, et il déclare d'avance, qu'tl les a pris an hasard, et sans connaître aucune particularité è laquelle il ait voulu faire allusion.
G. Sard.
Parie.— Typographie de M** T* Donna* -Di rnft, rue Siint-Loui«, 46, au Marais.
N.° d'invent: 9 4 3» U A)