‹ Claudie drame en trois actesChapitre 36 sur 37 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

RÉMY, prenant Claudie par la «nain et l’amenant à lui. Claudie, c’est à mon tour de le prier; refuseras-tu à ton père?

claudie. Je ne peux pas accorder à mon père ce que j'ai juré à Dieu de n’accorder k personne.

rémy. Eh bien 1 Dieu donne à ton père le droit de briser ton serment, et je le brise.

Je t’ordonne de m’obéir et d’épouser cet homme juste. ( Claudie chancelle et laisse tomber sa tête sur le tein de son père.)

SYLVAIN, même jeu, de l’autre côté de Rémy. Elle pâlit, elle soufTrc I elle me déleste !

RÉMY, soutenant sa fille dam ses bras, et s'adressant doucement à Sylvain, avec joie. Non! elle t'aime, et la violence qu’elle se fait pour le cacher est au-dessus de ses forces. Mais je le sais moi telle a eu le délire en partant d'ici, elle a pleuré, elle a parlé ! Voilà pourquoi je suis revenu I ( Elevant ses mains.) Merci, mon Dieu ! qui m’avez permis de ne pas mourir avant d’avoir donné on bon soutien à ma fiile I (On entend une cloche lointaine: à Sylvain et ci Claudie.)

A genoux, mes enfants, (dux avfrr«.) Mes amis, à genoux I c’est l’Angelns qui sonne.

(Il reste seul debout.) C’est l’heure du repos I qu’il descende dans nos emurs, le repos du’* bon Dieu, à la fin d’une journée d’épreuves, j où chacun de nous a réussi k faire son devoir! Demain cette cloche nous réveillera pour nous rappeler au travail; nousserons debout avec une face joyeuse et une conscience épanouie, (rteféran/ ies enfants. — Tous se lèvent.) Car le travail, ce n’est point la ponition de l'homme. . . c’est sa récompense et sa force.. . c'est sa gloire et sa fête 1 Ab ! je suis guéri et je vais donc enfin pouvoir travailler ; je n’ai pas eu ce contentement-là depuis la gerbaude I

Sylvain. Vous l'aurez encore.... nous moissonnerons ensemble, mon père

rémy. Oui, mon enfant 1 grâce rendue à Dieu, au travail et à votre bonheur.. . (5e redressant.) Je sens maintenant que je deviendrai centenaire. (Il se trouve entouré par tous Us ixrsonnages. - Tableau. - Rideau.)

Mon flmi, «près la représentation de CluuJi'e, comme aprê» celle de François U Champi, j'éprouve le besoin de vous dire tout haut que c*r«t à voua. A vos conaeila el à vos coins que je dois U satisfaction du public et la mienne propre.

O contentement personnel serait complet, ai j'avais pu refaire ma pièce, pour ainsi dire souc votre dictée, lorsqu’à Nohant, au coin du feu, vous me l'analysiez b moi-même, en me montrant le meilleur parti que je pouvais tirer dea situations et des caractères. Mm* comme j'ai fait tout mon possible pour bien écouter et bien proGler, je m'applaudis intérieurement de 0 >n confiance et de ma docilité. Prenez donc votre part «Tant moi du succès littéraire de Claudia, cor j'ai an vrai , un profond plaisir à reconnaître qu'il voua appartient dans ce qu'il y a d’essentiel et d'indispentable pour une œuvre dramatique, la composition et le résumé.

Quant à la science charmante de la mise en scène, tout ce qui s'occupe de théâtre sait que vous y etcells*. Quant au génie dramatique de l'acteur, les applau-

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