ACTE II, SCENE III
DENIS
J'aurai peut-être bien plus d'esprit que vous ne voudrez, si je dis seulement les choses comme elles sont.
FAUVEAU
Quelles choses donc ?
DENIS
Je les dirai à la Rose si elle veut causer avec moi tout seul.
ROSE
Eh bien ^ c'est ça , causons ! car voilà une heure que vous m'ennuyez avec des disettes que je ne comprends point.
SYLVAIN, au fond, avec sa mère, à Fauveau.
Venez, mon père, j'ai aussi quelque chose à vous dire, avec ma mère que voilà.
FAUVEAU, à Rose.
Nous VOUS laissons, noire maîtresse ! (Bas.) Mais si c'est du mal de Sylvain qu'il veut vous dire, n'en croyez rien.
ROSE, bas à Fauveau.
Ne t'inqoiète point, je m'en vas lui donner son congé
à ce Ronciat ! (Regardant Sylvain qui monte l'escalier.) Mais si lon
garçon m'aime, fais-lui donc entendre qu'il est trop craintif avec moi et qu'il serait temps de me le dire lui-même.
FAUVEAU, de même.
Il demande à me parler, je réponds que c'est pour ça.
SYLVAIN
Allons, venez, mon père.
(Il lui donne la main et l'aide à monter. Ils disparaissent au bout de la
galerie.)