LA GRAND'ROSE, DENIS RONGIAT
ROSE, s' asseyant à gauche.
Allons, faut s'expliquer !
DENIS
Oui, différemment faut s'expliquer, ma charmante ; car voilà trois mois que vous me faites trimer , et j'aimerais mieux savoir mon sort tout de suite que de passer pour un innocent, quand tout le monde dit et quand votre métayer dit, à qui veut l'entendre^ que vous épousez Sylvain Fauveau.
ROSE
On dit ça ? Eh bien ! quand on le dirait !
DENIS
Excusez ! ça me rnoleste, moi!
ROSE
Je ne vous ai jamais rien promis. Si vous avez voulu me courtiser, c'est votre affaire. Vous avez couru la chance comme les autres !
DENIS
Vous avez raison, belle Rose, un garçon doit courir ces chances-là , et vous valez bien la peine qu'on se dérange pour vous suivre.
(Il prend une chaise à droite, la place près de Rose et s'assied.) ROSE.
A la bonne heure 1 Parlez donc honnêtement.
DENIS
Je parlerai tant honnêtement que vous voudrez, et quand