‹ ClaudieChapitre 50 sur 83 · ACTE II, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VIII

chement. Je ne dirai donc jamais à la Grand'Rose que je l'aime. Je mentirais, et vous ne voudriez pas faire de votre fils un menteur.

FAUVEAU

Je ne peux pas te forcer là-dessus; mais je t'empêcherai d'épouser celte misère, cette loqueteuse deClaudie.

Pourquoi me parlez- vous de Claudie ? Est-ce que je vous ai dit que je voulais l'épouser ?

FAUVEAU

Ta mère me l'a dit devant toi, et tu n'as pas dit non.

SYLVAIN

J'ai dit que si elle était aussi honnête qu'elle le paraissait, sa pauvreté était un mérite de plus, je n'ai dit que ça, mon père ; là-dessus, vous vous êtes enlevé, et le respect que je vous dois m'a empêché de continuer le discours que nous avions ensemble.

FAUVEAU

Et à présent que tu me vois plus tranquille, tu viens me dire que tu t'obstines contre moi ?

SYLVAIN

Non, mon père. J'ai réfléchi un moment, et j'ai vu que le mariage ne me convenait point.

FAUVEAU, allant à lui.

Ce mariage-là ne te convient point, à la bonne heure , mon garçon, te voilà plus raisonnable!... j'avais pris la mouche un peu vite .. Ne pensons plus à ça, Sylvain, pas vrai î

SYLVAIN

Si je vous ai manqué en quelque chose, pardonnez-lemoi, mon père.

FATJVEAU.

Non, non, mon garçon. C'est moi qui suis précipiteux. N'y pensons plus! (A part.) Ça se remmanche ! il n'y a pas trop de mail Je cours dire ça à la bourgeoise et Tempêcher de faire paraître son dépit.

(Il sort.)

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