ACTE II, SCENE XL
CLAUDIE, passant un peu à droite, toujours en gagnant la sortie.
Je m'en vas, maître Sylvain, voilà tout ce que j'ai à vous dire. .Je ne relève point les mauvais sentiments que vous me prêtez. Tant que j'ai un pied dans votre logis, je vous dois le respect, et vous regarde comme mon maître, ayant accepté de travailler sous votre commandement, Il a été doux et humain jusqu'à cette heure; laissez-moi partir làdessus.
SYLVAIN, avec force, se tenant devant la sortie.
Eh bien, si je suis votre maître, comme vous dites, j'ai le droit de vous interroger, afin de vous défendre et de vous justifier, si vous êtes accusée à tort.
Oui, si je voulais rester chez vous, vous auriez ce droitlà, et j'aurais le devoir de vous répondre : mais je ne voulais pas rester, je ne le veux pas, et je pars. (Avec douleur et
lentement en poussant la petite porte, et le regardant.) Adieu, maître
Sylvain, je vas quérir mon père, la voiture est prête.
{EUe sort.)