SCENE XII
les PRÉCÉDENS, AMBROISE, CLAUDINE, BEN J AMIN , dans le fond.
Je sens la solidité de vos raisons. ( Ambroise et elle se , parleik bas. )
U ne seroit pas généreux de tourner les têtes , et de con-* s.erver la vôtre. {Jeu muet, entre lui et madame Dernelty. Claudine, descendant la scène.
Oui , je lui marquerai ma crainte de ne pas le satisfaire.
AMBROISE
dé^ir de m’aider dans ma vieillesse.
CLAUDINE DE FLORIAN, claudine,<2 Belton.
Monsieur , je suis pénétré de vos bontés , et je n’y peux
répondre que par ( Elle cherche ses traits. ) Que par
( Elle le reconnaît. ) A3i ! ( Elle tombe dans les bras d’Ambroise. ) '
Mde. 13 E R n ’e T T i.
Voyez , Honorine. Il se trouve mal.
B e LT o N , à Ambroise.
Est- ce -là ton filleul ?
Hélas ! oui , monsieur.
Mde. D E R N E T T I.
II revient, il revient. Il est fort bien ce jeune homme-là.
B e lt o N, à madame Dernelli.
Je le prends avec 'moi.
Mde. D E R N E T TI.
Je suis contente de vous. J’aime à vous voir faire du bien.
Claudine, revenue à elle.
Je ne peux répondre à vos bontés que par mon zèle, mon
désintéressement
am broise, à Claudine.
Qu’est-ce que tu dis donc là ?
CLAUDINE, à Belton.
J’éprouve déjà du plaisir à penser que je vous serai utile. J’obtiendrai peut-être votre estime , votre bienveillante. AMBROISE, bas à Claudine .
Nous ne sommes pas convënus de cela , Claudine.
BELTON.
Xaisse-le donc dire, Ambroise. Il s’exprime très-bien.
Honorine, présentant l’enfant à sa maîtresse. Voyez donc, madame, îe joli petit ehfant.
AMBROISE
C’est son frère.
Mde. DERNETTijû Claudine.
Il est bien intéressant , ton frère. ( Elle l’embrasse et le présente à Belton. ) Embrassez-îe donc . vous qui aimez les enfans. ( Belton l’embrasse. )
CLAUDINE, à part.
Ce baiser a été jusqu’à mou cœur. Il m’a payé de bien des larmes.
COMÉDIE
HONORINE
Mais, madame, vous ne pensez pas que vous recevez ce soir la meilleure compagnie de Iurin ; vous avez des ordies à donner.
Mde. BERNETTÏ.
C’est vrai. ( A Belton. ) Vous faites tout oublier , mécliant Jiomme que vous êtes. Honorine , vous aurez soin de ce jeune homme, et sur-tout du petit frère. ( Rentrant avec Belton. ) Il est si doux de donner , de faire des heureux! et cela coûte si peu , quand on a du superflu !
BELTON.
C’est le plaisir des belles âmes.
Mde. D E R N E T T I.
Celui-là ne vieillit jamais.
HONORINE, à Claudine.
Suivez-moi, mon bon ami; je me félicite d’avoir à remplir des ordres aussi agréables. {Elle rentre avec Benjamin. )