SCENE VIL
BELTON, CLAUDINE.
.Tel’avoue , mademoiselle ; je suis dans un extrême embarras. CLAUDINE.
Hélas, monsieur, vous voyez le mien !
BELTON.
.T’ose à peine vous fixer.
V ous me Laisser donc ?
. BELTON.
Je vous crains.
Claudine, avec une extrême douceur .
Nous me craignez , monsieur Belton ?
belton.
J’ai tant de reproches à me faire !
C I. A U D Ali ! vous en fais-je aucun ?
BELTON.
Nous avez, tant souffert!
COMEDIE
Je l’avois oublié.
Ali! malheureux, quel cœur j’ai déchiré !
CL AUDINE.
Reparlons plus cle c ela ; c’est moi qui vous en prie.
Quoi ! vous me pardonnez !
N’ètes-vous pas le père de Benjamin ?
BELTON.
Ce mot me dicte mon devoir Une éducation vicieuse, une jeunesse ardente, trop d’opulence, l’exemple d’un monde corrompu ; tout a contribué a ma perte ! Ce moment me rend ài’ honneur ; il ne sera pas perdu pour la vertu. Vous avez oublié mon crime ; jje/u’ai qu’uii moyen de le réparer Mettez le comble à vos bontés: acceptez ma fortune et ma main. Je vous demanderai vpire cœur , quand je i’aurai mérité.
c L a u d I N E , lui présentant la main.
Que le vôtre soit le prix du mien! ( Belton saisit sa main et la baise. )