‹ Clavijo. Avec une préfChapitre 20 sur 38 · XXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE

avec une évidence écrasante, que M'«* Goëzman avait accepte, gardé jusqu'à la décision du procès, la montre et les cent louis, et gardé même après cette décision les quinze louis demandés et reçus par elle pour le secrétaire.

On devine quel éclat, quelle confusion pour le parlement, déshonoré dans la personne d'un de ses membres, non directement et personnellement coupable, il est vrai, mais qu'on ne pouvait supposer que dupe ou complice des friponneries de sa femme, et qui, à l'un ou à l'autre titre, avait souillé sa robe de ridicule ou d'infamie. Ce qui augmenta la honte des juges et la joie maligne du public, enchanté de cette transformation d'un plaideur berné qui bernait à son tour ses exploiteurs, c'est que l'affaire fut menée par Beaumarchais, c'est-à-dire par un homme qui n'épargnait pas les lumières ni les violons, et donnait avec une verve infatigable, avec un imperturbable sang-froid, avec une inépuisable gaieté, à l'opinion indignée, la plus belle fête de représailles qu'elle eîit jamais reçue, le spectacle le plus amusant et le plus vengeur auquel elle eut assisté.

Les cinq mémoires publiés par Beaumarchais dans l'affaire Goézman, tous remarquables à des

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