XXX NOTICE
des protecteurs qui ont invoqué comme circonstance atténuante d'une faute privée une vie publique exempte de blâme et qui ne fut pas sans honneur.
Nous ne chicanerons pas sur ce point, et nous admettrons comme très justifiés les éloges que certains biographes accordent à ClavijOf et avec lesquels ils pansent les blessures faites à son amour-propre et à sa réputation par la plunu acérée de son détracteur. Qu.oi qu'il en soit, et bien que Clavijo ait laissé la renommée d'un littérateur estimable, il devra l'immortalité plus à son adversaire qu'à lui-même, et plus au souvenir des MÉMOIRES de Beaumarchais qu'à ses ouvrages.
Qui saurait, sans le fameux récit que nous reproduisons à titre de petit chef-d'auvre, et sans le drame que lui a emprunté Gathe du vivant même de son héros, que Joseph Clavijo, rédacteur du Mercure historique et politique^ traducteur de Buffon en espagnol, est mort à Madrid en 1806, vice-directeur du cabinet d'histoire naturelle? Et qu'importe à la postérité, qui ne s'inquiète pas plus des douleurs qu'ont coûté les oeuvres qu'elle admire que la nature ne s'inquiète des