‹ Clavijo. Avec une préfChapitre 6 sur 38 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Nous venons de parler de Voltaire. C'est le cas de dire qu'il se reconnut avec plaisir dans son image, qu'il salua dans Beaumarchais, avec un enthousiasme paternel, la révélation d'un fils digne de lui, et qu'il se fît honneur de le recommander comme sien à l'opinion.

« Qiiel homme! écrivait-il à d'Alembert. Il réunit tout, la plaisanterie, le sérieux, la raison, la gaieté, la force, le touchant, tous les genres d'éloquence, et il n'en recherche aucun, et il confond tous ses adversaires, et il donne des leçons à ses juges. Sa naïveté m'enchante. Je lui pardonne ses imprudences et ses pétulances. »

Horace Walpole, de son côté, écrivait à M'"^ du Deffand :

« J'ai reçu les Mémoires de Beaumarchais; j'en suis au troisième, et cela m'amuse beaucoup. Cet homtne est fort adroit, raisonne juste, a beaucoup d'esprit; ses plaisanteries sont quelquefois très bonnes, mais il s'y complaît trop. Enfin, je comprends que, moyennant l'esprit de parti actuel.

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