NOTICE XIII
celle d^ André Chénier) envoyés à la guillotine par un ancien avocat au parlement qui s'appelait Fouqu ie r- Tinv die .
Beaumarchais lui-même, en dépit de ses Mémoires, en dépit de ce Figaro qui fit plus pour la Révolution peut-être que tout le reste, devait avoir à se plaindre de la Révolution et à lui disputer sa fortune, sa liberté et sa vie. Mais nous ne sommes qu'en i']']3, et par le bénéfice de notre sujet nous pouvons y rester. Ce sujet ne comporte que le récit de cette année, la plus malheureuse et la plus heureuse à la fois de la vie de Beaumarchais, où il gagna la réputation et la fortune, après avoir risqué de perdre tout, horniis la vie, même la vie, peut-on dire, puisqu'il était résolu à ne pas survivre à la ruine de son honneur.
Il ne nous reste donc, pour justifier le choix que nous avons fait des meilleures parmi les meilleures pages ciue Beaumarchais ait écrites, au jugement de M. de Lomcnie, qu'à expliquer par suite de quelles circonstances Beaumarchais, en procès avec le comte de La Blache, se trouva pris à partie par le conseiller Goezman, et qu'à déterniiner la part exacte de vérité que contient ce fameux épisode de Clavijo, où certains critiques, chicanant