APPRÉCIATIONS. XVII
grecque jusqu'à Leibnitz et Newton,—ont exercée sur le progrès général des sciences, car la géométrie est intimement liée à toutes les sciences et à plusieurs arts; par exeraple lastronome et l'architecte doivent commencer par être des géomètres,
Les méthodes suivies anciennement dans les démonstrations géométriques ofraient bien des longueurs inutiles; des théorèmes aujourd’hui reconnus parfaitement oiseux étaient l'objet d'interminables démonstrations, Dans son Traité, M. B., fort d'une étude consciencieuse des meilleurs ouvrages anciens et modernes, à su éloigner toutes les Futilités et, par un heureux agencement des propositions, réduire d'un quart ou d’un cinquième lPexposé des principes de la géométrie; et ce n'est pas un léger service qu'il à ainsi rendu aux commençants,
On pourrait se croire bien loin de l’époque où de braves gens passaient leur vie dans de vains efforts pour résoudre les problèmes sans solution de la quadrature du cercle et de la trisection de l'angle et où d’autres rêveurs se consumaient à chercher le mouvement per pétuel. M. B., nous apprend qu'un savant d'Ottawa s'est livré pendant 34 ans (le pauvre homme?!) à la recherche de la trisection de l'angle, qu'il croit l'avoir trouvée, Grand bien lui fasse! M, B., met en garde les jeunes étudiants contre ces inutiles préoceupations, et tous les professeurs savent, par expérience, que pareille recommandation est très-judicieuse.,
Dans la seconde partie de son travail, M. B, se borne à de courtes considerations sur le mesurages des surface planes, Son Traité contient, à cet égard, des règles pratiques clairement et brièvement exposées. Mais c’est pour le mesurage des solides que M. B. peut justement réclamer le mérite d’une découverte précieuse et qui se répandra universellement en dépit de la routine et des anciennes théories.
On sait quelle série interminable de règles où formules, dont plusieurs très-compliquées, les anciens traités de géométrie donnent pour le mesurage des solides. M. B. n'en a qu'une qu'il énonce comme suit et qu'il démontre clairement être applicable à toute espèce de solides, si bizarres que puissent être leurs formes, —f A la somme des surfaces des bases parallèles du solide à évaluer, ajouter 4 fois la surface au centre et multiplier le tout par la sixième partie de la hauteur ou longueur du solide.”
C’est dans le but de populariser l’usage de cette règle que M. B, a eu recours à son Tableau Stéréométrique. ‘Ce tableau, dit M. Baillairgé, est un cadre où sont placés environ 200 modèles différents de solides ; chaque modèle peut être déplacé à volonté, en sorte qu’on peut le mettre entre les mains de l'élève pour qu’il examine,