‹ Clef du tableau stéréométrique Baillairgé [microforme]Chapitre 30 sur 121 · XXIV LE TABLEAU STÉRÉOMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

XXIV LE TABLEAU STÉRÉOMÉTRIQUE

polyèdres les plus variés, onglets, ete.;—enfin figurant toutes les formes élémentaires de sclides qu’on peut rencontrer dans les arts, la construction et la nature.

M. C. Baillairgé donne, inscrite en tête de ce tableau, pour trouver le volume d’un de ces deux cents corps, une formule qui pourra s'appliquer à un corps quelconque de la nature, car son vo- Jlume pourra toujours se décomposer en un de ceux compris dans le tableau, ou s’en rapprochera infiniment.

Voici cette règle :

À la somme des surfaces des extrémités parallèles ajouter quatre Jois la surface au centre, et multiplier le tout pur la sixième partie de la hauteur ou longueur du solide.

Cette formule est évidemment d’une simplicité extrême et abrégera considérablement les calculs pour les hommes qui s'occupent spécialement de mesurage et de métrage,- tels que les toiseurs-vérificateurs, les mesureurs, jaugeurs des contributions indirectes et des douanes, les arpenteurs, géomètres, constructeurs, architectes et ingénieurs.

Quant aux élèves des maisons d'éducation, écoles d’art-et-métiers, il est bon de leur faire connaître une méthode abrégée et se rapprochant infiniment de l’exactitude. Mais nous pensons qu'il convient de leur enseigner comment on arrive par les données de la science à formuler cette règle universelle,

Si l’on doit éviter de donner trop de temps aux études théoriques, il faut bien prendre garde à l’excès contraire. Le jeune homme dont toute la science consiste en une mémsire bien farcie de formules dont il ne sait pas retrouver les éléments est toujours un praticien bien embarrassé, lorsque les conditions du travail qu’il a à remplir, sortent des données ordinaires.

Ce sera un bon caboteur, si vous le voulez, qui manœuvre bien son navire en vue des côtes; mais, une fois en pleine mer, il sera désorienté, ne sachant ni faire le point, ni déterminer sa position par le calcul.

M. Baillairgé, du reste, paraît être complètement de notre avis, car, antérieurement au tableau dont nous parlons, il à publié un excellent ouvrage sur la géométrie et la trigonométrie, dans lequel il à développé une foule de questions pratiques, de théorèmes et de formules remarquables par leur nouveauté, parmi lesquelles se trouve celle que nous venons d'exposer concernant la mesure des solides de forme quelconque.

Cet ouvrage a attiré à M, Baillairgé les éloges mérités des hommes compétents du Canada.

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