VISITE DC SÉMINAIRE ROMAIN
prises , ne voulait pas intervenir ; mais il y fut contraint par force, et non par la persuasion du cardinal Panfili, comme l’écrit de Bcmis. Mais le dessein il’humilier les jésuites ayant été rempli, on ne parla plus ni de la dette de 30 mille scudi, ni du crédit des 300 mille autres. Et le jour même de la fermeture du séminaire, le clergé, dans l’intérêt duquel la visite semblait avoir été faite, fut condamné par un décret a continuer à payer la taxe habituelle '. Smuraglia eut pour ses services une pension de trente scudi par mois , qui lui fut retirée plus tard par le pape Pie VI. L’honnête chiffreur, au contraire, üernardino Pecconi, qui avait découvert les trompi'ries de Smuraglia, perdit la cliai'ge qu’il avait, et peu de temps après la vie, par le chagrin et l’affliction qu’il en conçut. 11 y aurait d’autres choses encore à dire sur cette matière; mais celles qui ont été exposées sufHront pour montrer si l’on doit ajouter foi il l’exposé qui avait été fait de cette visite et aux dépêches du cai’dinal de Demis.
* Le sémiaeire ne fut rouvert que sous Pie VI ; on 8t alors diflërenta projets pour restreindre la somme ndcessaire à l'entretien de trente élèves, et on ne put la fixer è moins de six mille écus romains par an et même au-dessus ; cependant autrefois les jésuites , pour entretenir le même nombre, n'en demandèrent guère plus de deux mille liuit cents. Et pourtant ceux-ci entendaient mat l’économie.