L.V Cil HISTOLOGIE DE CLEMENT
(liscul loul juste le contraire. C'est ce ((ui prouve précisément (|u'il y avait clans la christologie de notre auteur une tendance au docétisnie qui de temps à autre se faisait jour. Comment en aurait-il été autrement ? L'efTet de la métaphysique platonicienne n'est-il pas d'enlever aux choses de leur réalité positive et d'en faire des abstractions ? Du jour où Clément introduit la transcendance platonicienne dans la conception christologique, le Christ perd de son caractère humain et historique. Il le perd précisément dans la mesure où il revêt un caractère métaphysique.
praebuisse discipuli. M. Ziegcrl s'eflbrce de disculper Clément de toute tendance au docétisme. Mais d'une part, il ne parvient pas à se débarrasser des textes décisifs qu'on lui oppose, d'autre part, s'il a raison de penser que dans IV, Strom., 87, YI, Strom., 70. Qiiis dives, 37, Clément affirme que Jésus a réellement souffert, il aurait dû simplement en conclure que Clément n'a pas été conséquent et que sa conception flottait incertaine entre le docétisme et la conception courante. On remarquera, d'ailleurs, que M. Zicgert n'est pas toujours un interprète bien sûr. Son interprétation de Pacdag., I, 74, et de IV, Strom., 43, à la page 153 est positivement erronée. Ce qui gâte le travail si érudit et si minutieux de cet auteur, c'est le parti pris de sauver l'orthodoxie de Clément. Ainsi il ne veut pas admettre qu'il y ait trace de sto'ïcisme dans sa notion du Logos. Qu'elle dérive de Platon, de Philon, fort bien; mais qu'elle soit entachée de matérialisme sto'icien, c est inadmissible ! Quant à nous, en ce qui touche le docétisme de Clément, nous souscrivons entièrement à l'opinion de M. Zahn : « Zu einem massvollen Doketismus hat sich Clcmens auch sonst bekannt... und das Irotz aller Polemik gegen die eigenlliche 0(j/.r]5i;. «Voyez son Supplementum Clemcnlinum, t. III de ses Forschungcn, p. 97 et p. 144, où lauleur explique le fameux passage de Photius sur l'hérésie des Ilypotyposes.