‹ Clément d'AlexandrieChapitre 74 sur 149 · VI, Stroiu.. l'i · texte numérisé non relu

VI, Stroiu.. l'i

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la tragédie, qu'il lui eût été difficile de ne pas l'associer, dans une certaine mesure, à la philosophie. De la législation grecque il avait une idée si élevée, que dans un endroit des Slromates^ il semble l'égaler à la Loi de Moïse ^

Du moment que Clément attribuait à la philosophie grecque une mission si importante et si Ijienfaisante, il devait être amené à se demander quelle en était l'origine. Cette origine, il ne pouvait la concevoir que d'une seule manière. Si tel avait été le rôle de la philosophie autrefois, il était évident que sa mission avait été providentielle. Tout le monde affirmait l'origine divine de la Loi des Hébreux; du moment que la philosophie avait rempli une mission analogue, elle aussi devait dériver de Dieu. C'est ce que notre catéchète affirme sans hésiter. <' Il appa- (( raît donc que la culture grecque et en même temps « la philosophie sont venues de la part de Dieu aux « hommes... » « C'est Dieu qui a fait don de la philosophie « aux Grecs ^ » L'Ecriture le déclare ^. « La philosophie, « dit-il encore, a été donnée par la Providence *. »

11 serait facile de multiplier les citations. Si Clément fatigue bien souvent par d'interminables répétitions, au moins offrent-elles l'avantage de fournir une ample documentation pour chacune de ses idées. Or il n'y en a guère qu'il reproduise plus souvent et presque toujours dans les mêmes termes que celle que nous avons illustrée par les quelques passages qu'on vient de lire.

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