‹ Clément d'AlexandrieChapitre 139 sur 226 · LIVRE IV. 2tfi · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 2tfi

de la perfection gnûstique ou de la ressemblance aussi parfaite que possible de l'âme avec Dieu. Cette ressemblance consiste dans la participation à la nature et à la vie divine par la connaissance et par l'amour. Mais l'homme trouve en lui-même un obstacle à cette connaissance et à cet amour; et cet obstacle ce sont les passions auxquelles il est assujetti en naissant. 11 doit donc s'en affranchir par la continence s'il veut diminuer la distance qui le sépare de Dieu ; et ce n'est qu'au moment où, par ses efforts aidés de la grâce, il est parvenu à vivre dans son corps comme s'il n'en avait pas, et à n'agir que sous l'inspiration et selon la règle du principe spirituel, que tout obstacle à son union avec Dieu étant écarté, il participe à la vie divine ef devient Dieu par adoption l.

Telle est, dans ses rapports avec la morale stoïcienne, la gnose pratique de Clément d'Alexandrie. Nous n'avons pas dissimulé les traits de ressemblance qu'ont entre elles ces deux théories. 11 est temps d'en montrer les différences essentielles.

» Strom. IV, 23, p. 632,

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