‹ Clément d'AlexandrieChapitre 20 sur 226 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les Philosophes païens et les Chrétiens.

Attaquée par lesGnostiques comme inférieure à la science et dépendante d'elle , la foi chrétienne était, avons-nous dit, méprisée et repoussée par les philosophes comme une croyance aveugle et fanatique, dépourvue de base suffisante et incapable de résister à une investigation approfondie. Les Grecs, dit Clément, calomnient la foi, qu'ils regardent comme une opinion vaine et barbare '. Vne secte juive d'origine, composée en grande partie de pauvres, d'ignorants, de femmes et d'esclaves , proposant un Dieu fait homme et crucifié à l'adoration de l'univers. ne pouvait espérer de la science grecque et de l'orgueil romain un accueil favorable2. Les sages, les lettrés, les hommes de plaisir et de gouvernement ne devaient y voir et n'y virent en effet qu'un fanatisme absurde et ridicule, dont le progrès dangereux pour la sécurité de l'État pouvait réclamer la sévère répression des lois, mais ne méritait assurément pas l'honneur d'un examen préalable. Ils ne soupçonnaient même pas que les chrétiens pussent produire la plus faible raison à l'appui d'une doctrine qui avait pour eux toutes les apparences d'un rêve insensé (pupfoy).

: Strom II. 2, p. 432; Strum. 7,3 : Aliqui voluptatibus mancipati. eum non vélint credere, omni veneratione dignam irrident veritatem, barbariem cjus hab entes ludibrio. - Cf. ad Autol. lib. III, initie

'- Strum. II. 2, p. 431 : Fabulam enim existimant qui sibi videntur sapientes quodperhominem Filiu8Deiloquatur,et Deuthabeat filium et ille ritpassus quo /il ni. nimia sut existimatione prtpoccnpati, credere- nnlint.

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