‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 131 sur 145 · p. 635.— Cf. .^Ipor · texte numérisé non relu

p. 635.— Cf. .^Ipor

* Strom. V', 11, p. (389.

CLEMENT D ALEXANDKIE.

des êtres par l’émanation ; en vertu de la force immense qui lui est inhérente, l’Un ou premier principe ne peut pas ne pas produire. Or, sa première production est de se penser, de se définir lui-même. Car il est, par sa nature propre, absolument indéterminé et inconnu à lui-même, toute détermination, toute connaissance impliquant une dualité et n’étant plus l’unité et l’immutabilité absolue. Or, cette détermination, cette réflexion par laquelle l'Un, se repliant sur lui-même, se regarde et se connaît, produit l’Intelligence, seconde hypothèse de la trinité néoplatonicienne. L’Intelligence dilTère, selon Plotin, de la sensation (od'!79y!(7tç) , comme le cercle dilTère de la ligne; car la sensation est la projection de la connaissance sur les objets qui lui sont étrangers (raî ; l’intelligence, au contraire est la connais.sance réfléchie du même par le même, l’identité de l’acte qui voit avec son objet *.

« Qui ne s’explique, conclut Doehne, par cette doctrine de Plotin, ce que veut dire Clément quand il appelle le Verbe un cercle, ou avec saint Jean, alpha et omega -? » Clément dit de plus que le Verbe, sans être un comme l’unité absolue, n’est pas cependant multiple; mais qu’il est un comme étant toutes choses (wç itxvrx tv) . Or, poursuit Doehne, ces expressions trouvent encore leur explication dans la doctrine de Plotin.

Toutes choses, dit Plotin, ne peuvent ni être, ni être pensées sans l’unité. Une maison n’est maison qu’à la condition d’être une ; nous ne pouvons avoir l’idée des hommes sans les concevoir comme une seule et même humanité ®. D’autre

* Enn., y, 1, 7 : nûs piv votv yr>v^ (ri t/; % prt ireiî

6/sxzif avTiivowf TÔ xxraùauêavpv ^ r, vd&,*,

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t Doehne, Dr rvtùiti, p. 99.

3 Enn., VI, 9, 1 : nâvTst rk pvtutw ivf étriv 5yta. x. t. >.

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