CHAPITRE VI
Dm •rraur» ittribuéM à Clément d’Alexandrie. — Lettre de Benoit XIV •a roi Jean V de Fortugal.
L’antiquité ecclésiastique nous a transmis de nombreux et glorieux témoignages sur la sainteté, le zèle et les travaux de Clément d’Alexandrie, l'n disciple de ce grand docteur, saint Alexandre, évêque de Jérusalem, loue son zèle et sa .sainteté dans une lettre aux fidèles d’Antioche, citée par Eu.sèbe et par saint Jérôme C Théodoret, qui lleurit au v' .siècle, l’appelle « un homme saint et éminent en doctrine » L’auteur de la Chronique pascale lui donne le même titre® aus.si bien que saint Maxime, moine de Con.stantinople et saint Jean Damascène dans son Traité des deux volontés du Christ
Mais c’est surtout la science et la doctrine de Clément que se plaisent à exalter tous les anciens écrivains qui ont connu ses ouvrages. Pour Eusèbe, le prêtre d’Alexandrie est « un excellent maître de philosophie chrétienne, » un homme « admirable et sans égal » .Selon .saint Cyrille d’Alexandrie, Clément « suit en toutes choses les traces des
' Nous avons cit(^. liv. I**'. ch. iv de cetle étiido, cette lettre de saint Alexandre. Benoît XIV la suppose adressée à Ürigène.
* l'irum .s/inrlMm et qui ahuminutia dortrinæ omiithux antecelluU» {Hæret.
fah.. lib. !, c. VI.)
^ Clemcna snnrtt\ximus EcrJexix preshytff. {Chrou. paxe.. p. 7.)
* C/eme«ti> prexhyter i Alexandritxi, {Ex tibro de Providmtia cerpio apud Bott.. p. iül6.)
* Beati ClementU sentenlia est, [Apud Polter, Initia.)
® ot'jVway.s;, Oxapÿ.it'ii.
saints apôtres ; il est entre les plus savants, et peu de docteurs avant lui avaient pénétré aussi profondément dans la connaissance des lettres grecques *.» Saint Épiphane le met au nombre des plus «excellents écrivains» qu’il oppose aux hérétiques*. Au jugement de saint Jérôme, « Clément a la palme de l’érudition ; il n’y a rien dans ses précieux et éloquents ouvrages qui ne soit marqué au cachet de la science et de la philosophie » Les historiens Socrate et Sozomène lui donnent les mêmes éloges et mettent ses écrits au même rang que ceux de saint Apollinaire d’Hiéraple, de saint Irénée, de saint Sérapion d’Antioche, de l’Africain et d'Origène Enfin saint Maxime l’appelle « le philosophe des philosophes» et Georges Syncelle, « l’excellent docteur*.»
A ces témoignages rendus par l’antiquité ecclésiastique à la sainteté et à la doctrine de Clément viennent se joindre d’autres témoignages non moins graves. Le Martyrologe d’Usuard, le plus répandu dans l’Église avant celui de Baronius, et le plus autorisé selon Benoît XIV®, l’exemplaire d’Adon du xr siècle, ceux de Ferrarius, de Maurolycius, de Galesinius, au xvi* siècle, assignent au h décembre la fête de saint Clément.
En présence de ces graves autorités l’on comprend, comme le remarquent les Bollandistes, Baillet, Tillemontet
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* Feruntnr ejtis insignia voluminaj plename eruditionit et eloquenivt,
de Scripturis tiiinnù, quam de sæcutarix Utteraturx instmmenlo.—^Clement nlexanarinæ Eccle»iæ preshyter, meo judicio omnimn eruditùisimuâ,*. Qutii ia illis It6rix tn(ivc/um. tmo qttid non « medio philosophai est,
* Socj&tGO, Hist. eccl,, liv, II et III.— Sozom., Hist, eccl,, liv. I*.
* Tii SvTt rCtv 9fX995p3iv kàiJucvtc ; — d'tt.awaXoÿ. — Voir toui
ces témoigiiajjes clans Potter, Préface.
* rantnm enitn sibi vincltcal autorita/rm unnm üsuardi Sfartyrologhivi, ul ro6«r, et firmilas aliunde frustra petatur. (Beoed. XIV, De nova Martgr'^ I091Ï rofn. lidit. Ad Joann. Portug. regem. J3ul/ar , t. VI, p. liî.—