‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 82 sur 145 · I.IVIIK IV · texte numérisé non relu

I.IVIIK IV

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(lé.<irer, ni à l oiXor. rninnie d'avoir un nombre jmir ov impair de cheretu' sur la lèlc, on liicii le doigt étendu ou replié

Par celle distinction, les stoïciens échappaient, sans doute, aux conséquences extrêmes et inacceptables de leur doctrine sur le souverain bien, mais ils tombaient dans l’inconvénient de se mettre en contradiction avec euxmêmes. Il est évident, en effet, qu’en maintenant, comme ils le faisaient, que la vertu est le seul bien véritable, le seul fondement du salut du sage, et qu’elle n’est susceptible ni d’augmentation, nide diminution, il n’est plus possible d'accorder aucune valeur morale à ces biens secondaires (-rpvr,'/utyx), regardés comme dignes d’estime par tes stoïciens. Car ce n’est pas parce qu’elle doit être plus ardemment poursuivie que les autres biens, mais parce qu’elle doit être uniquement recherchée, que la vertu est le souverain bien. Klle peut être encore le premier des biens, elle n’est plus le bien souverain et unique, au sens des stoïciens, dès qu’on admet en dehors d’elle quelque chose de vraiment bon et désirable.

Ce n’est aussi qu’en se relâchant de la rigueur de leurs principes que les stoïciens admirent diverses espèces d’actions vertueuses, ou des degrés dans la pratique de la vertu. D’après ces principes, l’action vertueuse ne pouvant être accomplie que par celui en qui se trouve la perfection de la vertu, il s’en suivait rigoureusement que celui (|ui manquait de celte perfection ne pouvait faire que le mal. Ici encore, le bon .sens l’emporta sur la logique, et l’on sait que les stoïciens distinguèrent deux espèces d’actes vertueux : les actes parfaits et propres au sage (rà /.«rop-

* Dtoq. haert. Vit. VII^ apmt Rt^ufffr, p. 27.

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QtouaTa), |ps ados moyens, qu’ils attribuaient au commun dosliommes (ri y.xOrjy.ovTx). Ces derniers sont des actio» conformes îi la loi et lionuêtes en apparence, mais ne procédant pas nécessairement de la science du devoir et de U volonté honnête de l’agent. Les premiers, au contraire, sont l’expression parfaite de l’idée même de la vertu, idée toujours présente et efficace dans l’àmc du sage.

Telle est, dans ses caractères principaux, la théorie morale du Portique, la plus pure qu’ait produite la philosophie ancienne.

Rapprochons de cette théorie celle de Clément , et voyons d’abord les traits qui leur sont communs.

Nous trouvons un premier trait de ressemblance dans lg définition de la vertu. Dans son Pédagogue, Clément définit la vertu : la disposition permanente de l'âme soumise n la raison pendant toute sa vie L C’est la définition même des stoïciens. Clément on conclut, comme ces philosophes, qup la connaissance est le fondement et la règle de toute action vertueuse, et que le péché est nécessairement contraire la rai.son et a sa source dans l’erreur. Il commenle en ce sens le texte du Psalmiste que : Phomme n'a pas compris sa dignité et s'est rendu semblable à l’animal mw raison *. « Il ne ptarle plus comme un homme, dit-il, car « il n’est plus raisonnable, celui qui pèche contre la rai- « son; il est devenu un animal sans raison, livré aux |ws- « sions et emporté par les plaisirs *. Or, .si le péché prend a sa source dans la désobéissance à la rai.“on, conirnen!

* Ptt’âaq. I, 13. p. 159 ' K«i yâ,© ^ l'sTt

û.tà T9V ttccHXov ?àv /Sfiv. lUns la langue stoïcienne, signifie

une disposition ou rectitude de l’Ame qui ne peut être augmentée ni diniinui'‘e sans cesser d'être. Les stoïciens la distinguent de ou distinction que ne fait pas OKunent.

* Vui\m. XLIX, 12, sq.

* PtTflng. F, l.‘L p. 159.

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