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que, d’autre part, la vertu était le privilège exclusif du sage, il s’en suivait qu’en dehors de l’action vertueuse, procédant de la science, il n’y avait plus que l’acte vicieux. Ce fut, en effet, l’enseignement de l’école stoïcienne, et rien de plus ordinaire dans le langage de ses sectateurs que ce princiixe : ou la vertu est parfaite, ou elle n’est pas.
Cependant, les stoïciens eux-mêmes finirent par comprendre qu’à moins de tout confondre dans la pratique de la vie, ils ne pouvaient maintenir la rigueur de leur théorie morale. Pour la rendre applicable, ils cherchèrent donc à l’adoucir. Ils maintinrent le principe qui lui servait de base, à savoir que la vertu était le seul vrai bien, quelle devait être recherchée pour elle-même et suffisait à la vie heureuse. Mais tout en conservant et défendant au besoin leur définition de la vertu, ils reculèrent devant la conséquence qui en découlait logiquement, et au lieu d’en conclure que tout ce qui n’était pas la vertu était vicieux, ils enseignèrent qu’il y avait entre le bien et le mal les choses simplement indifférentes (ààtsbo&a:). Ces choses indifférentes se divisaient elles-mêmes en deux classes. Les unes, qu’ils appelaient (rpîoyuiva) préférables, étaient selon eux dignes d’estime, parce qu’il y avait en elles un motif suffisant de les préférer aux autres -, telles étaient, par exemple, la santé, l’absence de douleurs, l’intégrité des sens, la gloire. Ces choses, ayant une valeur qu’on ne pouvait nier, paraissaient devoir être désirées et recherchées, pourvu qu’on les rapportât à leur fin dernière. Les autres, au contraire, qu’ils nommaient méprisables (àaorpoyjyixéva) , avaient en elles une raison suffisante pour être rejetées : c’était, par exemple, la douleur, la maladie et la pauvreté. Par cotte distinction, les choses proprement indifférentes se trouvaient réduites à celles (|ui ne .sont par elle.s-mêmes ni à