‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 85 sur 145 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

La OooM «I le SMolam«.— DlfférMOM qui dUilot«Mit.

La comparaison que nous venons de faire ne permel pas de méconnaître qu’entre la morale stoïcienne et la gnose morale de Clément il y a des rapports remarquables. Malgré leur différence d’origine et de nature, le sage de Zénon et le gnostique du théologien d’ Alexandrie ont plu-s d’un trait de ressemblance. Reste à savoir .si cette ressemblance n’est pas plus apparente que réelle, et si sous des foî-mes communes ne se cache pas un fond e.«sentiellenient différt'iit.

Il ne faut pas croire que la res.<crablancé des formule.' soit toujours une raison .suffisante pour conclure à l’identité de la doctrine. Clément nous avertit lui -même que dans l'exposition du christianisme, il parle quelquefois à dessein la langue des philosophes, afin de .s’en faire écouter et de les convertir à la foi : « Il convient, dit-il, quand on expose « le christianisme aux philosophes, de leur parler le lan- « gage scientifique qu’ils connais.sent, afin de leur faire « comprendre des vérités qu’ils ne se sont pas encore mon- « très dignes de croire. Nous n’ust^rons donc pas pour le « moment des paroles proph(;ti{|ues, nous ré.servant de le « faire en temps opportun. Nous nous contenterons d’en « exprimer sommairement le sens en exposant la doctrine « chrétienne, de peur d’interrompre le fil de nos raison-

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