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k* ia v«,‘iiu la (k'Ilnilioii niém<‘ adoptée par l’école stoî- ’ieniie. « F-a vertu, déclaro-t-il avec les stoïciens, est la « disposition immuable do l’Ame soumise à la raison dans « tous les actes de sa vie. » Cette définition. Clément l’enlend-il dans le même sens {|ue les stoïciens? Il y a lieu d’en douter. D’une part, on l’a vu, pour les stoïciens la vertu n'était autre chose que la droile raison, et la raison ne trouvait sa parfaite rectitude que dans la science. D’autre part, la science ou la .«agesse, telle qu’ils l’entendaient, était purement rationnelle et théorique. Elle avait sans doute un côté pratique en c.* (pi’clle sujiposait dans le sage l’empire absolu sur tous les mouvements de la sensibilité ; mais en elle-même, elle ne contenait rien que de purement intellectuel et ne s’obtenait que par les procédés naturels de la raison dans la recherche du vrai. J,a vertu devenait ainsi le privilège de la science, et la perfection morale, le droit exclusif du philosophe.
Est-ce lA, l’idée que Clément .s’était formée et qu’il nous pré.sente de la vertu ? .\ ne considérer que certains passages de ses écrits, sans tenir compte de l’ensemble de sa doctrine, l’on pourrait le croire avec (luclque fondement. Il est certain qu’il fait la part très-large A la connaissance dans l’acte vertueux, et que sous ce rai)port quelques-unes de ses allirmations paraissent identiques A celles des stoïciens. Ainsi , non-seulement il regarde la connaissance comme un élément nécessaire de l’acte moral, mais il semble déplus identifier, dans l’homme, la vertu avec la science ou la gnose. La gnose est A ses yeux, comme la science pour les stoïciens, la cause formelle et la racine de tout acte vertueux *. Tandis que celui (pii est dans l’igno-
' Slrom. I’/, 8, p. 771 ; ÀoyiHIf r,
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rance est sujet au péché, celui qui est parvenu à la gno* est aussi semblable à Dieu que possible, et tout spirituel Clément définit la gnose comme la vertu : une habiliuit ou une disposition immuable ^ qui est la perfection de l’homme en tant qu’hoinme, et qui, dans tous les actes de la vie pratique, est toujours en harmonie avec elle-même ^ le Verbe divin. Conformément à cette notion de la vertu, il affirme plusieurs fois en termes exprès (jue le gnosliqu^^ seul est vraiment religieux®, que lui seul accomplit toujours et en* toutes choses la plénitude du devoir, ou pratique la vertu parfaite (xaTopSwpa) , tandis que les œuvres do simple fidèle ne sont que des vertus moyennes qui suffisent sans doute au salut, mais n’ont pas la parfaite rectitude produite par la science *, et ne donnent pas droit à la plénitude de la récompense céleste. Il est difficile, nous le répétons, de méconnaître l’affinité de cette doctrine avec le stoïcisme. Cependant cette affinité est moins dans les idées que dans les formules, et, sous l’apparente conformité des principes et des conclusions, se cachent, nous allons le montrer, des dilTérences essentielles.
I.a première et la plus importante de ces différences est celle qui distingue la gnose de Clément de la science stoïcienne.
Nous lavons dit, la science des stoïciens est purement naturelle et théorique. C’est une connai-ssancc raisonnée, dans laquelle n’entre aucun élément sumaturel et pratique, et qui ne se peut obtenir que par l’exercice de la raison et
* S(rom. IVf 26, p. 640 : ‘O yâo Kyvsia ww ct/jtst^Tr.Tütdi rt irri, x» >4
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* l'tr' oT'v i] yvw9ïs ihi tftxOnii tJxat ïi-/iiro, x. r. >, Strum. /!', 22, ». 619. —Cf. rif. 10, p. 864, et Pædag., I, 18, p. 166.
5 SIrom. VII, 1, p. 828.
‘ n<d. VI. 13, p. 790.