‹ Clement d'Alexandrie, sa doctrine et sa polemiqueChapitre 9 sur 145 · U VUE I · texte numérisé non relu

U VUE I

sacrée leur doctrine sur la création du inonde pai‘ un autre que Dieu, et sur leurs éons et toutes les bizarreries de leur système. Il fallut bien les suivre sur ce terrain, défendre le canon des Écritures qu’ils mutilaient, répondre à leurs inteiprétations mystiques et arbitraires, venger la tradition apostolique, démontrer en un mot que la foi catholique méprisée et défigurée par les Gnostiques était réellement conforme à l’enseignement do Jésus-Christ, tandis que la prétendue science de ces novateurs reposait sur un tout autre fondement, avait une origine toute dilTérenlo, et était aussi contraire à la révélation chrétienne qu’à la saine raison. On employa pour défendre l’Église les armes dont les hérétiques se servaient pour l’attaquer, et on vint à son secours non-seulement par des discours familiers, mais par des écrits destinés à une plus grande publicité. « Dans ce temps-là, dit Eusèbe ', un très-grand nombre de chrétiens ayant pris la défense de la foi et de la doctrine apostolique par de savants discours, quelques-uns publièrent ces apologies afin de laisser à la postérité un préseivatif contre l’erreur. De ce nombre est Agrippa Castor, écrivain fort renommé de cette époque, qui a réfuté avec beaucoup de force et de lumière les erreurs de Basilides et mis au jour les mystères ridicules de sa doctrine dans un ouvrage que nous possédons. » D’après Théodorct * , le même écrivain aurait réfuté Isidore, fils de Basilides, dans un second écrit qui non plus que le premier n’est pas parvenu jusqu’à nous. Castor Agrippa vivait sous l’empereur Adrien. Sous le règne de Marc-Aurèle, nous trouvons au nombre des dé-

VAlentin, Hi^racléon, son disciple, firent paraître un commentaire sur ksint Jean, cité parCiément et Origènc; Isidore commenta le piophèlo l’archor. {Eus. Hist. eccl., Itb. IV, c.7, p. y7.)

» Wwf. fccl,, lib. IV, c. 7. p. 97.

* Hrret. fabula, lib. I, C. 4.

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