‹ Clément Marot et le Psautier Huguenot (volume 2)Chapitre 110 sur 177 · H — FH · texte numérisé non relu

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Hélas ! Seigneur, le moindre oiseau , L'hirondelle, le passereau.

Trouveront chez toi leur retraite ; Et moi, dans mes ennuis mortels.

Je languis loin de tes autels; C'est en vain que je ni*y souhaite.

Heureux qui peut , dans ta maison , Te louer en toute saison.

0 Dieu, qid nous défends des cieux , Vers ton oint tourne enfin les yeux ; J'aimerais mieux en toutes sortes Un jour chez toi que mille ailleurs.

Et je crois les emplois meilleurs De simples gardes de tes portes.

Que d'habiter dans ces palais Où la vertu n'entre jamais.

Qui veut en toi se confier T'a pour soleil , pour bouclier ; Tu donnes la grâce et la gloire.

Tu couronnes l'intégrité

D'honneur et de félicité Au delà de ce qu'on peut croire.

0 mille et mille fois heureux ('clui qui t'adresse ses vœux!

PSAUME LXXXVI

Traduit par Mabot.

Mélodie de L. Bodhgeois, i5i/i.

Haussé d'un Ion.

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5 Sage auteur de la nature.

Le monde, ta créature.

Un jour viendra tout entier A tes pieds s'humilier.

De toutes parts tes merveilles Sout grandes et sans pareilles.

Et tu règnes en tout lieu Comme le seul et vrai Dieu.

6 Seigneur, montre-moi ta voie.

Fais que j'y marche avec joie , Et que , selon mon devoir,

Je révère Ion pouvoir.

Mon Dieu, je bénis sans cesse Et la force et ta sagesse , Et je te célébrerai Tant i|ue jo respirerai.

PSAUME LXXXI.\

Mélodie de maître Pierre [Dibiussox?], i5()3. Baisse d'un ton et demi.

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HARMONISÉS PAR GOUDIMEL

Les cifux prèchenl, li Dieu, les œuvres de tes mains,

Et la fidélité s'annonce entre tes saints.

Qui saurait imiter, dans l'air ou sur la terre ,

La force de ton bras, qni lance le tonnerre?

El dans les plus hauts cieuï, est-il quelque puissance

Qui se puisse égaler à ta magnificence ?

Sur un trùne éclatant, Dieu, plein de majesté. Brille an milieu des saints, dont il est respecté. Ô Seigneur ! dont la force est seule redoutable , Éternel, qui peux tout, nul n'est à toi semblable; Ta suprême grandeur de toutes parts est ceinte Des rajons lumineux de ta vérité sainte.

Que le peuple est beureux qui te sait révérer ! On le verra toujours fleurir et prospérer Et suivre de tes yeux la clarté salutaire. Ton nom fait le sujet de sa joie ordinaire. Puisqu'il te plait. Seigneur, de ta bonté fidèle Lui donner cbaque jour quelque marque nouvelle.

PSAUME XC

Traduit par Bèze.

Mélodie deL. BocnGEOis, i55i

Ton original.

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