EUSTORG DE BE AULIEU ET LES PSAUMES
Depuis l'impression de la première partie de cet ouvrage, M. Henri Bordier a fait paraître dans la France protestante , qu'il revise avec tant de soin et une érudition si étendue, une très remarquable étude sur Eustorg de Beaulieu, dans laquelle nous trouvons un renseignement qui nous oblige à substituer la page suivante au second alinéa de la page 55o de noire premier volume :
Le 11 mars 1 5 65, Viret écrivait de Lausanne à Calvin : er Hector [ou Eustorg], dont tu as , je pense , entendu parler d'ailleurs , devantpartir pour Genève , m'a prié de t'écrire en sa faveur ; ce que je n'ai pu lui refuser. Je n'exposerai pas longuement l'affaire , car il la récitera assez prolixement lui-même quand il sera là. Il a travaillé plusieurs années à traduire quelques psaumes et les épilres de saint Paul en vers français. J'en ai parfois lu en passant des morceaux qui ne me paraissent nullement à dédaigner. Il en est venu à vouloir demander à Girard si peutêtre il ne voudrait pas l'imprimer. Mais il trouvera, je crois, la réponse que je lui ai faite à l'avance, c'est que, voulant faire imprimer aussi la musique qu'il a jointe au texte, Girard ne le pourra pas, quand même il serait prêt à lui prendre le livre. C'est tout ce qu'il veut obtenir de toi, et, de plus, il m'a instamment sollicité pour que je te prie d'avoir la bonté d'examiner son ouvrage. Il sait qu'on n'imprime rien là-bas qui n'ait été d'abord examiné par vous. J'ai allégué tes occupations et lui ai dit que tu avais trop d'affaires pour t'occuper à lire les livres qui s'impriment là-bas. Pour que tu saches bien ce qu'il veut, il te prie, soit que tu le lises ou que ce soin soit confié à tes collègues, de l'expédier le plus promptement possible, et il désire aussi être présent, afin de lire lui-même aux examinateurs, d'abord pour leur diminuer l'ennui, puis parce qu'il tient à ne pas abandonner son manuscrit tant qu'il ne sera pas imprimé. Si cela ne se peut ainsi, j'aimerais qu on s'en rapportât à moi; mais