EUSTORG DE BEAULIEU ET LES PSAUMES
j'ignore si c'est bien convenable. Tâche qu'il comprenne que je t'ai sérieusement écrit sur ce sujet; car, si Girard ne veut pas imprimer, toute cette peine sera inutile, n
Presque en même temps que cette lettre, Calvin reçut la visite de Beaulieu, et répondit, le i5, à Viret : cr Hector a obtenu de moi, sans nulle difficulté, que nous nous en rapportions à toi pour l'examen de ses œuvres. Tu me pardonneras de t'imposer ce fardeau, mais je n'avais pas d'autre moyen de vous être agréable à tous deux. . . Je n'ai pas encore parlé à Girard, mais si Hector et lui s'entendent sur les conditions de la publication, aucun retard n'est à craindre de notre part, bien que j'eusse préféré qu'Hector s'occupât des psaumes qui restent à traduire que de ceux qui ont déjà été traduits par Marot; toutefois, ceci ne sera pas un obstacle à l'impression. Outre le manuscrit qu'il m'a montré, il m'a dit qu'il avait encore plusieurs chansons, au sujet desquelles il désirait que je t'accordasse le même droit d'examen,?") etc. L'ouvrage parut l'année suivante, sous le titre de Chrestienne resiouissance , et contribua certainement à confirmer Calvin dans l'espérance que le Psautier ne resterait pas incomplet. (Voir tome I, p. 70/1.)