V AU D EV I L L'E. B
haute sagesse, en congédiant cette Laure , qui te déplaisait tant.
RABELAIS
Tout de bon; et pourquoi?
L'infidélité la plus piquante,
RABELAIS
Qu'il faut peu de chose pour te fâcher l
AlK : Au coin du feu»
Si Ton quittait sa belle Quand elle est iiifidelle ^
Soi5-en certain ^ Il faudrait, sur son ame, Chercher nouvelle femme
Chaque matin. ( ter» )
Allons, M. Rabelais, c'est par trop fort.
RABELAIS
La conversion n'est pas encore parfaite. Il faudrait
de plus
Pour le reste, je veux demeurer ce que le ciel me fît.
Air: Jeunes amans , cueille j des fleurs.
Je ferai , tant que je vivrai ^
Des rondeaux et des epigrammes;
Tant que je vivrai, je ferai
La guerre aux sots ^ ia cour aux femmes^
Et moi ,
RABELAIS
Je serai , tant que je vivrai , Disciple joyeux d'Epicure j Tour-à-tour je desservirai Cjrthère , ma cave et ma cure*
CVst tout ce qu'on peut raisonnablement exiger d'un curé comme toi*
RABELAIS
Adieu, mauvais plaisant ; je te quitte, et vais trouver deux amis qui ont assez d'influence dans le conseil pour rendre nuls les efforts de ton persécuteur.
Sois tranquille,
RABELAIS
Si je ne puis réussir, je t'emmène àMeudon^ de gré ou de force, et je te cache. . . ,