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Clement XIII et Clement XIV

Les recherches historiques, quand elles sont entreprises dans un but déterminé, suivies avec constance, et dirigées par un amour consciencieux de la vérité, ne sauraient être sans résultat. Une foule de documents se rencontrent : quelques-uns ont pu échapper aux investigations précédentes et rester complètement inconnus et inédits ; d’autres déjà publiés sont dispersés dans une multitude d’ouvrages et souvent ensevelis dans la poussière des bibliothèques ; un certain nombre a été mal classé par des écrivains incompétents qui en ont méconnu la valeur ou la signification.

Un premier choix , nécessairement assez restreint , range à leur place dans le corps de l’histoire les documents indispensables au récit. Mais d’autres pièces trop étendues pour être insérées en entier dans le texte , et en même temps trop importantes pour être omises ou morcelées, doivent être conservées et présentées aux lecteurs studieux dans l’ordre et au point de vue qui conviennent à la vérité.

critiques et historiques relatifs aux deux pontificats de Clément XIII et de Clément XIV.

Ce volume n’est donc , à proprement parler , que le complément, ou, si l’on veut, le supplément naturel et nécessaire de l’ouvrage publié sous le titre de Clément XIII et Clément XIV. Les pièces qui le composent sont de deux sortes : les unes sont des monuments historiques qui remontent à l’époque de ces deux papes et qui ont rapport aux faits de leur pontificat ; les autres sont des examens critiques ou discussions sur certains points de la même histoire, qui ont paru exiger des éclaircissements ou des démonstrations plus développées.

Les premiers de ces documents, pour la plupart inédits et curieux , mériteraient par cette seule raison de voir le jour : mais ils acquièrent un nouveau degré d’intérêt en venant appuyer et fortifier l’exjjosé historique des deux pontificats. Ce sont des pièces officielles, brefs des souverains pontifes , lettres des évêques , rapports , édits ou arrêts, etc.

Les documents de la seconde espèce consistent dans des études ou dissertations qui , à l’aide d’une critique exacte, rétablissent les faits contestés ou dénaturés par certains historiens. On 11e pouvait, sans entraver la marche du récit , insérer ces sortes de discussions dans le corps même de l’ouvrage. On a donc jugé aussi à propos de publier à part ces études critiques, que les esprits sérieux aimeront à parcourir et à interroger.

L’ordre adopté pour la publication de ces documents est celui qu’indiquait la suite même des événements : on a renfermé les pièces dans des chapitres correspondants à

ceux de l’ouvrage. Pour eu faire mieux sentir la portée , on les a, au besoin, accompagnées d’explications et de notes.

Il est juste de dire ici que la recherche et la classification de ces documents sont dues au zèle et au travail dévoué d’un frère qui a aidé son frère , le P. de Montézon, de la compagnie de Jésus.

Nous appliquerons volontiers à ce recueil l’épigraphe de l’ouvrage : et dans le fait . nous n’avons tous qu’un droit et un besoin : la vérité.

Paris, 16 juin 1851.

Nota. 1“ Comme les documenta historiques , lettres, décrets , etc. , (jui sont publiés dans ce volume supplémentaire , sont en grande partie encore inédits , il nous a semblé suffisant d'en avertir une fois en général, sans qu’il fût nécessaire de le noter après chaque pièce en particulier; nous indiquerons cependant, autant que possible, la source authentique d’où chacune d’elles a été tirée ; le plus souvent par l’un des signes suivants : (Coll. V. G. ) , collection Valenti Gonzaga; (Coll. Lag. ), Collection Lagomarsini ; (Manus. de M. de Fies.) Manuscrit de M. de Flesselles, et autres. On peut voir, pour l’explication de ces signes , dans l’ouvrage ( Clément XI II et Clément XIV) aux pièces justificatives , n° i, p. 485; n° v, p. 510, et au chap. îv, p. 139.

Nota 2° Les documents sont donnés pour l’ordinaire dans la langue dans laquelle ils ont été composés . Mais comme nous possédions une quantité assez considérable de pièces en latin et eu français, et que les bornes de ce volume ne permettaient pas de les reproduire toutes dans les deux langues , nous avons préféré communément la traduction française à

l’original latin, dans le but d’être utiles à un plus grand nombre de lecteurs. Quand la traduction française a déjà vu le jour, nous ne reproduisons que l’original latin inédit, en indiquant dans quel recueil ou dans quel ouvrage se trouve la pièce déjà imprimée. Pour tous les autres documents, que nous citons en entier ou seulement en partie, et qui ne sont }>as inédits, nous indiquons, autant que nous pouvons, le lieu et la date île leur publication antérieure.

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