‹ Clément XIV et les Jésuites, ou histoire de la destruction des Jésuites, composée sur lesChapitre 16 sur 22 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

432 CLÉBfENT XIY £T LES JËSUJTES.

dans l'exil ; elle le perd encore sur le trônèl L'Eglise seule a survécu, car seule elle porte en elle un principe indestructible. Clément XiV affaiblit, autant qu'il était en son pouvoir (1), ce principe qui repose sur des promesses de vie éternelle : il sacrifia l'honneur, la dignité du siège apostolique à des considérations humaines ; il s'annihila sous la main des princes et de leurs diplomates. Son Pontificat restera dans l'histoire plutôt comme un monumept de faiblesse que comme une terrible leçon donnée à ses successeurs qui n'en auront sans doute jamais besoin. La foi des peuples a été assez éprouvée et un nouveau Clément XIY est impossible.

(i) La cour romaine a toujours sévèrement jugé le bref Dominus ac Redemptor que les impies de tous les pays et de toutes les castes ont pris à lâche de glorifier. En 1825, le cardinal Délia Somaglfa, doyen du Sacré Collège et secrétaire d'Etat sous Léon XII, disait au duc de Laval, ambassadeur de France à Rome, et c'est dans une dépêche de ce digne descendant des Montmorency que nous trouvons ces paroles : « Citez une faute de la cour romaine dans les deux derniers siècles, ainsi s'exprimait le Cardinal, une faute qui atteste sa tyrannie et son ambition ; il n'y en a | pas. Il y a eu une faute qui démontre sa faiblesse : Clément XIY en rend compte. »

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