‹ CléopâtreChapitre 4 sur 58 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

Célèbre la splendeur qui rayonne à nos fronts ! Et je veux qu'après nous, si jamais nous mourons, On chante notre amour et qu'on s'en émerveille !

Qu'on chante notre amour. .. 0 fraude sans pareille I Va, va, je ne suis pas la folle que l'on dit. J'entends ce que Fulvie autrefois entendit, Trompeur !

ANTOINE

Le rire te convient, ô bien-aimée !

Ma fierté lang'uissait quand tu l'as ranimée. Et notre bel amour fait toute ma grandeur. A la fête !

Il faut recevoir l'ambassadeur.

ANTOINE Non.

Je te voix pâlir et te vois frémir comme Tu frémis aux moments où tu penses à Rome. Le festin, désormais, serait tout attristé ; En ton ennui, tu boirais mal à ma santé. Vois : je jette les fleurs qui me paraient la tête. Le Romain parti, nous songerons à la fête ; Lui seul peut maintenant dissiper ton souci. Alexas, qu'on le cherche, et qu'on l'amène ici.

(En sortant.)

l8 CLÉOPATRE

Je savais bien que tu l'entendrais avec joie, Cet homme que Fulvie ou qu'Octave t'envoie.

(Tous sortent, sauf Antoine. Au bout d'un instant Alexas rentre, conduisant le messager, et ressort aussitôt.)

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