SCL\\E IV LES MÊMES, ANTOINE, ALEXAS ALEXAS
Seigneur, un messager de Rome.
ANTOLNE
Assez de Rome !
Marc-Antoine, il convient de recevoir cet homme. Il le faut écouter. De quelle part vient-il? Cherchons... De Fulvie ?
ANTOINE Oh...
Non... Octave est subtil...
l6 CLÉOPATRE
ANTOINE Octave !
Bien qu'il ail la joue encore imberbe, Il aime quelquefois à prendre un ton superbe. Il ordonne : Je veux que tu fasses ceci Ou cela... Quoi, seigneur, ton front s'est obscurci?
ANTOINE Mon amour...
Suffit-il que je parle d'Octave Pour que mon amoureux affecte un air si grave ? Lemessag-o, après tout, peut n'être pas de lui. Mais Fulvie... Elle veut te revoir aujourd'hui. Eile est d'accord avec Octave... Il serait sage, Antoine, d'écouter sur-le-cbamp le message. Tu rougis ? C'est le bras d'Octave que tu vois ? Non ? C'est Fulvie alors dont le gronde la voix ?
ANTOLNE
Ah, que les muis romains s'effondrent dans le Tibre Et que l'empire entier s'écroule ! Je suis libre! La terre est un fumier, voici mon univers ! Je ne veux plus aller chez les hommes pervers Dont les tristes chemins sont lourds de fange noire. Je connais mainteiiaut ce qui donne la gloire : C'est, dans la force ardenieet dans l'enivrement, Le sublime baiser de Taniante à l'amant ! A tes lèvres j''à bu la joie et le délire, J'ai bu toute la vie, el je veux que la Ijre