SCÈNE VIII
CLÉOPATRE, ANTOINE, ÉROS, puis IRAS.
ANTOINE
Quoi, chez des ennemis sans foi venir ainsi, Seule!... Eros, dis-tu vrai? la reine!... elle est ici ! C'est elle!...
Antoine!... lui !...
ANTOINE
Viens, ma reine adorée.
Comme elle est pâle ! ô dieux!
Si longtemps séparée De toi... j'ai tant souffert ! mon courage est à bout. Oh! ne nous quittons plus...
\( il III. M IM VIII. 51
urrowi
Je te -un rai partout.
I LEOPATRE.
lu n'es plus libre, toi.
INTOINE.
[on amour me délivre...
lu le vois maintenant, sans toi je ne puis \ ivre.
ANTOINE
A mes pesants liens j'avais su m'arracher; Je courais te rejoindre.
Et je viens te chercher.
ANTOINE
Mais quels dangers bravés avec tant de courage ! Seule et sans défenseur, pendant ce long voyage, César et les Romains, leurs outrages amers, Les pirates partout répandus sur nos mers, L'Océan furieux, la tempête grondante !
Comment ne pas aimer cette noble imprudente ? Quel amour ! . . .
cléopatre, apercevant Iras.
C'est Iras, elle vient m'avertir.
On n'attend plus que nous, le vaisseau va partir.
cléopatre, à Iras.
Antoine !
IRAS
Lui !... Ma reine est enfin consolée.
Viens, quittons ce pays, ma flotte est rassemblée Dans le port d'Actium... Là... la npus combattrons, F.t César nous rendra compte de nos affronts.
58 GLÉOPiTKE.
, ANTOINE
A loi tout mon amour, à toi toute ma vie !
0 folle que j'étais d'envier Octavie !
Tous sortent. Au même instant entre Fentidius mivi d'Octai <