ACTE PREMIER
Vrai, comme un jour je dois régner au Capitole.
Cléopâtre se voyait en rêve maîtresse absolue à Rome ; son serment habituel était : Comme j'espère de donner la loi au Capitole.
Dion Cassius.
Il voulut l'épouser, épouser cette femme.
La passion que César conçut pour cette princesse fut la véritable cause de cette guerre si dangereuse. Son attachement pour Cléopâtre le retint en Egypte plus longtemps que les affaires ne le permettaient ; quoique tout fût réglé dans ce pays et dès la fin de janvier, il n'en partit que vers la fin du mois d'avril, passant tout son temps en festins avec Cléopâtre. S'étant embarqué avec elle sur le Nil dans une grande galère appelée Thalamégos, il parcourut tout ce pays ayant à sa suite une flotte de quatre cents vaisseaux ; il avait résolu de pénétrer jusque dans l'Ethiopie, mais son armée refusa de le suivre. Il aurait môme mené Cléopâtre à Rome pour l'y épouser, après avoir fait passer dans l'assemblée du peuple une loi par laquelle il serait permis aux citoyens romains d'épouser telles et autantde femmes qu'il leur plairait. Marius Cinna, tribun du peuple, avoua après la mort de César qu'il avait eu une harangue toute prête pour proposer cette loi.
Suétone.
Pour nourrir ses bouffons il impose trois villes
Plutarque, Vie d'Antoine.
Quand le souper est bon, Au cuisinier il fait présent d'une maison.
« Il donna à un de ses cuisiniers la maison d'un habitant de Magnésie, parce qu'il lui avait apprêté un excellent repas. »
Plutarque, idem.
Et le corps de César portait vingt-trois blessures.
Il fut percé de vingt-trois coups, et plusieurs des conjurés se blessèrent eux-mêmes, en frappant tous à la fois sur un seul homme.
Plutarque, Vie de César.
Et deux mille Romains périrent pour un chat.
Les Egyptiens souffraient toutes ces violences sans murmure, tenus en respect par la garnison romaine ; mais un soldat romain ayant tué un chat, qui était un des dieux du pays, le prétendu sacrilège n'eut pas plus tôt été su, que les Alexandrins se soulevèrent et mirent en pièces l'auteur de cet attentat commis par mégarde.
Aristée et Merkus, Histoire universelle depuis le commencement du monde.
Les Egyptiens ont pour quelques animaux une vénération extraordinaire ; de ce nombre sont les chats, les ichneumons, les chiens, les éperviers, et les oiseaux auxquels ils donnent le nom d'ibis; à ceux-ci il faut ajouter les loups, les crocodiles, etet
Lorsqu'un de ces animaux vient à mourir, ils l'enveloppent dans un linceul, et se frappant la poitrine et poussant des gémissements, ils le portent chez les embaumeurs. Ayant été ensuite traité par l'huile de cèdre et d'autres substances odoriférantes propresà conserver longtemps le corps, ils le déposent dans des caisses sacrées. Quiconque tue volontairement un de ces animaux sacres est puni de mort: si c'est un chat ou un ibis, le meurtrier, qu'il ait agi volontairement ou involontairement, est condamné a mou-
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i ii ; le peuple se précipite »ur lui ni toi Fait subir le? plus mauvais traitements, sans jugeaient préalable. Tout cala inspire tant de crainte, que Celui qui rencontra un Je ces animaux morts se tient i distance en poussant de grandes lamentations el en protestant
;oo innocence. Le respect el le culte pour ces animaux étaient tellement, enracinés qu'a l'époque où lé roi Plolémee n'était pas m cote l'allie des Romains, ''t que Les! habitants rfeCevafÉt avec le plus grand empressement les voyageurs d'Italie, de crainte de s'attirer la guerre, un Romain qui avait tué un chat fut assailli par la populace bravant la vengeance de Rome , et ne put être soustrait à la punition, bien que son action eût été involontaire...
On raconte que les habitants de l'Egypte étant un jour en proie à l,i disette, se dévorèrent entre eux sans toucher aueune- •ii 'lit aux animaux sacrés.
Diodoke de Sicile.