ACTE IV, SCÈNE IV
MARCELLUS
D'éternelles douleurs tu le dis accablé; iTa-t-il donc pas besoin d'en être copso'.é?
Jeune encor , je n'ai pu le suivre dans Tarmée , Et je ne le connais que par sa renommée.
Ah ! qu'il me serait doux , dans ces momens cruels , De toucher de mes mains les lauriers paternels!
ANTOINE
Il est vaincu.
MARCELLUS
Sa main glorieuse et chérie Se montra faible un jour , mais contre sa patrie ; Et le sang des Romains qui l'osent offenser Est le seul que son bras ne sache pas verser. Dans ses rangs belliqueux Rome aujourd'hui l'api^elle ; Il fut toujours vainqueur en combattant pour elle.*'
ANTOINp.
On vous a donc appris ses exploits redoutés ?
MA'RGELLUS.
Ma mère , bien souvent , me les a racontés.
ANTOINE
Cher enËmt !... Votre père a flétri sa mémoire.
MARGELLUS.
Il saura vaincre encor pour m'enseigner la gloire. J'apprends à le chérir depuis que je suis né, Et j'ignore pourquoi j'en suis abandonné.
(àOcUTÎe.)
Passerons-nous toujours de l'espoir à la crainte? Quelle doulem*, ma mère, en tes traits est empreinte? Le bonheur, disais-tu , nous attendait ici.
Est-ce donc vous , Seigneur, qui Taffiligez ainsi?
ANTOINE
Son époux est Tauteur de toutes ses alarmes ; Lui seul , depuis dix ans , a fait couler ses larmes*
margell;us.
Je ne le savais pas.
OCTA.VIE.
Seigneur!... /*
ANTOINE
Ignores-tu Que , d'impuissans remords sans cesse combattu , Prêt à tremper ses mains dans son sang. . . Je m'égare.
OCTAVIE
Ah 1 mon fils , malgré lui son projet se déclare. Ses discours , ses regards , tout me glace d'efi&oi ; Mais il n'osera pas s'immoler devant toi , Tu retiendras le fer dans sa main meurtrière ; De ses propres fureurs tu sauveras ton père.
MAReELLUS.
Ciel! mon père!...
OCTAVIE
Cest lui dont tu pleurais le sort ; C'est lui qui dans nos bras veut se donner la xpovf.