DES TRADUCTEURS
Depuis ces dernières années, les études sur l'iiygiène, sur la géographie médicale et en particulier sur le traitement des maladies par les climats, ont pris un très grand développement. De nombreux travaux ont été publiés en France et à l'étranger sur ces diverses branches de la médecine.
D'importantes recherches ont été faites sur l'influence que certains climats, notamment les climats maritimes et les climats d'altitude, exercent sur plusieurs maladies et en particulier sur la phtisie. Mais tous ces travaux sont disséminés dans de nombreuses brochures ou dans des recueils qui ne sont pas entre les mains du médecin praticien. Puis, si en France on connaît bien les ressources que présente le littoral méditerranéen, peut-être est-on moins fixé sur le bénéfice que les malades pourraient retirer d'un déplacement réalisé vers d'autres lieux, à d'autres époques de l'année.
Et à ce propos qu'il nous soit permis d'exprimer ici un regret : si, comme stations d'hiver, notre pays se trouve au premier rang, si nous pouvons ofl'rir à nos malades et à ceux de l'étranger des installations complètes pour l'hiver, dans des climats dont les qualités diverses répondent à la plupart des indications, il n'en est plus de même quand il s'agit de stations pour les autres périodes de l'année. Alors qu'en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, en Autriche, il existe de nombreux endroits où non seulement les malades, mais les personnes délicates, faibles, les enfants scrofuleux, débiles, trouvent à s'installer confortablement et fructueusement pendant le printemps, l'été et l'automne, une pénurie relative se fait sentir chez nous. Ailleurs les Kurorte se rencontrent sur toutes les montagnes, dans les vallées ou les forêts; chez nous on en pourrait signaler à peine quelques-uns qui méritent ce nom. Nous savons bien que bon nombre de stations thermales, dans les Alpes et les