VI PRÉFACE
l^•rénées, sont aussi fréquentées comme de simples séjours d'été. Et cependant combien nos chaînes de montagnes, nos vallées alpestres et pyrénéennes, même celle des Vosges, se prêteraient à la création de ces sanaloria si utiles pour la reconstitution de nos enfants si souvent anémiés et étiolés par le séjour des grandes villes! Bien des fois déjà nous avons formulé ces desiderata, et nous espérons que le jour n'est plus éloigné où nos vœux et ceux de la plupart de nos confrères seront enfin réalisés. Quelques tentatives ont bien été faites, mais dans des proportions si restreintes qu'il y a lieu d'insister à haute voix et sans trêve. Si l'on a créé dans les Alpes dauphinoises, dans le massif de la Chartreuse, dans celui du Villars de Lans et dans quelques parties de la Savoie, des Pyrénées et des Vosges quelques stations, elles sont encore trop clairsemées et pour la plupart trop imparfaitement installées. Que l'on fasse dans nos montagnes françaises ce qui a été si largement, si heureusement exécuté dans la Forêt-Noire, là où, en quelque sorte à chaque pas et à des altitudes variées, on rencontre des installations en rapport avec les exigences sanitaires et hygiéniques les plus variées, avec les goûts et la position de fortune de leurs nombreux visiteurs. Pourquoi nos montagnes n'offriraient-t-elles pas des ressources analogues à celles que l'on a multipliées sur les plages de l'Océan? Pour tous ceux qui sont éloignés de nos côtes, ce serait une précieuse conquête soit au point de vue thérapeutique, soit comme séjour de villégiature.
C'est dans le but de montrer combien il nous reste encore à faire en France, et aussi avec la confiance de placer entre les mains du médecin un guide complet et sûr, que nous avons traduit l'ouvrage du D'' H. Weber. — Le Traité de diniatothérapie se- compose de plusieurs parties bien distinctes. La première est consacrée à l'étude des notions météorologiques qui sont applicables à la médecine : la composition de l'air, sa température, sa distribution géographique, etc.. L'auteur étudie ensuite l'humidité, le degré d'humidité relative et absolue dans les différentes régions, ses variations, l'influence qu'elle exerce sur nos organes. Il passe ensuite successivement en revue, la rosée, les brouillards, la pluie, leurs variations. L'électricité, l'ozone sont également l'objet d'un chapitre traité avec soin.
Dans une dernière section, il énumère les caractères propres à chaque climat, les indications qu'on doit en tirer pour le traitement des maladies chroniques.
PRÉFACE. Vil
Après ces utiles notions préliminaires, l'auteur a entrepris un véritable tour du monde au point de vue de la climatothérapie : il signale tous les points du globe où les malades peuvent, et suivant les indications et suivant leur fortune ou leur humeur voyageuse, trouver des sanatoria. Sur toutes ces stations il donne des renseignements précis. On sent que la plupart de ces localités ont été visitées par lui ; et pour bon nombre d'entre elles, il a eu l'occasion d'examiner des malades qu'il y avait envoyés et d'apprécier ainsi les résultats de leur séjour.
Établi àLondres depuis de longues années, il voit à chaque saison affluer chez lui une bonne partie de ce peuple éminemment voyageur venant s'informer au printemps du séjour alpestre qu'il devra choisir pour l'été, l'automne de la station hivernale à laquelle il doit donner la préférence.
En résumé, les médecins trouveront dans ce livre, sous une forme concise, tous les renseignements utiles pour guider les malades dans le choix d'un séjour aux "différentes périodes de l'année, ainsi que les principales indications d'ordre médical sur lesquelles doit reposer ce choix.