‹ ClimatothérapieChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

fluences de certaines saisons qui leur sont nuisibles, et où dominent les influences qui leur sont favorables.

Base de la ciîiuatothérapie. — Il résulte ds là que la climatothérapie doit reposer sur la climatologie, c'est-à-dire sur la connaissance des différents climats de la surface de la terre et de leur influence sur l'homme sain et malade.

Mais la climatologie est une science très étendue, à peine en voie de développement, et qui repose sur d'autres branches de la science encore peu développées elles-mêmes, telles que l'atmosphérologie, la météorologie, la géographie physique, la physiologie géographique comparée et la pathologie,

Nistorique. — Los parolcs célèbrcs d'Hippocrate, dans son ouvrage intitulé : De morbis vulgaribus, « In morbia longis solum vertere condiicit-», prouvent que déjà les médecins de l'antiquité ont employé les changements de climat, comme moyens de guérison. Dans son traité : De aere^ locis et aqiiis^ et dans ?^es Aphoris?nes, Hippocrate prouve combien il attachait d'importance aux influences climatériques. Arétée conseillait aux. poitrinaires les voyages en mer et le séjour au bord de la mer; Galien traitait la phthisie par le séjour des montagnes et la cure de lait ; Celse, par les voyages et les séjours maritimes, et Pline l'Ancien appréciait plus le séjour dans les forêts de pins [silvas eas diimtaxat, qiœpicis resmseqiie gratia radantur) que le voyage d'Egypte par mer et la cure de lait dans les montagnes. Tous ces faits indiquent qu'à cette époque, on cherchait à utiliser les influences du climat pour la guérison de certaines maladies.

Des mémoires de médecins romains et arabes et quelques ouvrages du moyen âge prouvent que plus tard encore on attribuait l'origine, ainsi que la guérison de certaines maladies, à l'influence du climat. Mais la climatologie et la climatothérapie proprement dites ne datent que du dix-neuvième siècle.

Alexandre de Ilumboldt peut être considéré comme le

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fondaleur de la climatothérapie. Les œuvres de Humboldt ont éveillé l'attention des centres scientifiques de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne, et le nombre d'ouvrages remarquables qu'elles ont provoqués est si grand, qu'il ne serait pas possible d'en faire la nomenclature dans ce travail.

La climatothérapie doit beaucoup de renseignements statistiques aux rapports, souvent excellents, que la France et l'Angleterre donnent sur l'état sanitaire de leur marine et de leurs colonies. Des monographies et des publications parues dans ces deux pays, ont rendu de grands services à la météorologie et à la climatologie. Nous n'aA-^ons qu'à citer les noms de : Grégory, Morton, sir James Clark, Archibald Smith, Francis, Scoresby-Jackson, sir Ranald Martin, Livingstone, Glaisher, Buchan, Tyndall, Frankland, Angus Smith, Henry Bennet, Williams père et fils et Marcel.

En France et dans la Suisse française, Gay-Lussac, de Saussure père et fils, Boussingault, Arago, Becquerel, Boudin, Lévy, Gh. Martins, Lombard, Jourdanet, Guilbert, Carrière, de Pietra-Santa, Schnepp, Rochard, Borius, Le Roy de Méricourt, Gigot-Suard, Fonssagrive, Armand et beaucoup d'autres ont publié des travaux importants.

En Allemagne et dans la Suisse allemande nous pouvons principalement citer, après Humboldt : Berghans, Kaemtz, les frères Schlagintweit, Dove, Miihry, A. Hirsch, v. Sigmund, Yivenot, Tschudi, Rûchenmeister, Schmidt, Mûller, Brehmer, Lorenz et Rothe, Richter, Hann, C. Brûgge, Benecke, H. Reimer, Rhoden, Spengler, Biermann, Thomas, Krieger, Volland et Ludwig.

lîivisiou Iles matières. — La 'première partie de notre ouvrage traite des éléments isolés, ou facteurs du climat, et des influences qui modifient leur effet.

Dans la deuxième j)artie nous essayerons de classer les différents climats, en y ajoulant de courtes notices sur les contrées

INTRODUCTION. Pj

et les localitées qui pourront être utilisées au point de vue thérapeutique.

Dans la troisième partie on trouvera des indications pour l'utilisation de ces contrées dans le traitement climatérique de certaines dispositions et de certains états pathologiques.

La quatrième partie est consacrée à démontrer les avantages que l'on peut tirer du pays natal au point de vue climatologique, hygiénique et diététique.

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