‹ Clinique chirurgicale (volume 2)Chapitre 14 sur 26 · À SA · texte numérisé non relu

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pr ÆlAPOPEERE. 9 1 1296 66h

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Nous croyons devoir joindre à l’histoire des lésions traumatiques de l’encéphale dont nous venons de parler, un aperçu trés-succinct dés congestions sanguines et séreuses qui se forment dans les ventricules du cerveau, sons le cervelet, vers la moelle allongée et dans Le enveloppes de la monlle sphqals.. | AS

Lorsque ces congestions sont dénelire pétsr à un tel degré qu’elles portent atteinte à la sensibilité, à la contractilité musculaire et à l'intégrité des fonctions sensitives et mentales du sujet, elles constituent de qu'on nomme lapoplexie, que l’on peut distinguer en apopléxie séreuse et en apoplexie sanguine: “

Les congestions séreuses, assez rares, consistihi dans l'augmentation innormale et a ou moins considérable du fluide cérébro-spinal qui circule dans les cavités de l’encéphale d’une manièreondulatoire, selon les circonstances, c’est-à-dire qu’il peut passer des ventricules latéraux , le troisième et le quatrième, dans le canal rachidien , et vice versé, en circulant dans ces cavités entre la pie-mère.et

larachnoïde: Ce phénomène était parfaitement connu des anciens. L’accumulation de ce fluide dans ces cavités forme, chez les enfans, l’hydrocéphale congénial, accompagné quelquefois de spina bifida. Le sujet peut survivre au développement gradué de cette espèce d’hydropisie, surtout lorsqu’elle s’est développée avant l'entière ossification des os du crâne. Mais lorsque la collection séreuse se forme tout à coup dans les ventricules chez les sujets dont les fontanelles sont effacées, ses effets sont plus fâcheux, et c'est ce qui caractérise l’hydrocéphalite ou l’apoplexie séreuse, si elle est portée à un tres-haut degré. Une collection purulente , développée dans quelques points de l’encéphale, présente les mêmes phénomènes et. peut avoir les mêmes résultats. Dans tous les cas, il est facile de distinguer cette congestion de la congestion sanguine, par les signes commémoratifs et par les symptômes qui la caractérisent; tels sont la décoloration de la peau, la paleur duü visage, la blancheur des lèvres et de la langue, la petitesse du pouls et sa lenteur, la pesanteur de la tête, da dilatation innormale des pupilles, la paralysie, à divers degrés, des membres inférieurs ou de la moitié du corps, et, si la collection se borne aux cavités d’un seul côté du cerveau, la gêne et la lenteur des fonctions de la respiration et de la digestion. Enfin lorsque ces individus inclinent la tête en avant, ils perdent l'équilibre et tombent en syncope; les fonctions sensitives et mentales

sont ordinairement altérées x des degrés relatifs par l'effet de la compression excentrique que produit, sur l'origine des nerfs, la collection séreuse, ; Dans cette circonstance, la déplétion sanguine n’est pas indiquée , mais il faut se hâter. de ] poser des révulsifs à la base du crâne et des dérivatifs aux membres inférieurs; provoquer le vomissement, si l’estomac était surchargée de matières alimentaires, non avec les émétiques, car leur action serait nulle sur l'estomac frappé de paralysie par le défaut de stimulus quele pneumo-e astrique ne peut lui transmettre ou ne transmet qu imparfaitement , mais bien par une irritation RÉ CARRES exercée sur, le gosier et entrée du pharynx, à l'aide des barbes d’une longue plume d’oie ou de cygne. Cette remarque est d'autant plus importante que. les vomitifs qui n’ont rien produit sur l'estomac peuvent faire développer consécutivement une inflammation proportionnée sur les membranes muqueuses des intestins, ce qui détruit quelquefois | le succès des autres moyens qu'on aurait heureuse. mentmis en ‘usage pour dissiper la con gestion | cérébrale. | NT L'apoplexie sanguine se caractérise , en outre de la connaissance qu’on possède de l'idiosyncrasie du sujet et de tout ce qui a devancé l accident, par l'injection des vaisseaux des conjonctives, la rougeur de. la face, le gonflement des veines, du se et de la tête, par la tendance que SA parie

bp | MALADIES DE LA TÊTE.

et la rougeur de la langue, si elle est visible, la plénitude, la tension et la Tente du pouls, o

des pulsations des artères, la conformation plus où moins vicieuse du col et la réplétion du sujet. Quant à la coloration de la face, il ne faut pas sy méprendre : il arrive souvent que le visage est décoloré, bien que la congestion soit sanguine ; c'est Le elle se e forme tout à coup etque les effets de

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vaisseaux RAR de la peau du visage n ont pu être injectés par la contraction de ses ventricules. Nous . en avons vu un grand : nombre d'exemples:

mais les autres symptômes, sont toujours sensibles

Le ; Dans | la supposition d’un juste pronostics. fa ut

la à saignée a plus RO qu'on puisse. mettre en

usage dans cette circonstance est celle. qu’on pratique à à la veine jugulaire. Les motifs en sont Expo-

4 L 24474 é sés dans la note relative à cette saignée, à laquelle pus ED Rss 19 ec FO

n fera succéder les ventouses scarifiées posées à à la

nuque, sur les côtés du rachis et sur les régions dorsales. | fl faut en appliquer aussi à l'épigastre e et sur Les hypocondres pour désemplir 1 les | vaisseaux de l'estomac et des poumons, et ranimer dep 9 priétés \ vitales de ces organes. Après ces saignt 4 on pose. de la glace sur la tête pour condenser r Jes fluides qui “circulent dans les vaisseaux du ‘cerveau,

1107) et favoriser la résorption de ceux qui formaient la

MALADIES DE LA TÊTE. 295 congestion, On fait usagé! en même temps de dérivatifs placés'sur les jimbes ou à la plañté dés pieds, tels que les cataplasmes sinapisés ou les bains locaux d'eautsalée. Intériéurèmént je n’administré que lès délayans mucilagineux légèrement acidules, et des lavemens héséréacnt stimulans , tels qué raie à sa: vonneuse. Les lavemens de ue préconisés par quelques'auteurs , sont pérnicieux en ce qu lils stupéfient les bras: muqueuses du gros intéstin, après ÿ avoir produit une excitation instanta né Let cétté” Stupeur sé propage dans” tout” le système tiérveux” de la'#ie intérieure: Ainsi on éteitit sôüvent un reste dé vie qu'on aurait au con: traire! fait développer par Îles moyens indiqués plus haut ; J'auxquels il faut joindre encore le contact'de Paiés pur, les ventôuses seches, les frictions sur: toute l'habitude du Corps, et l'usage des linimens alealins! ‘animés dé'teinture de canthafides. Lorsque fa: turséséence est: entierement dissipée, . on posera des moxas à la base du crâne et'sur les côtés de la: colonne vértébrale, ‘eton ‘insistera sur léür emploi, en observant néanmoins les précdutionsiréquisés. Nous pouvons déclarer Avoir sauvé lalvié à wn grand nombre de’ sujets par cette médi- Cation. Notre. vénérablé'; ami, le professeur Chaussiér/énifournissait ur ékemple remarquable. C'est à lapientéos d’än assez grand nombre de moxas que jaii posés ishccéssivement à ‘a'base du crâne, sous kés yéuR de Sôri médéërn} pértieuliér, M. “Ribes, té cet illustré phÿsiélogiste dut, à l'époque de sa lpre-

miére.attaque; le retour. presque complet des gro priétés. vitales. dans les membres paralyséss! 2 A ULTAR

. Pour combattre les paralysies qui résultent de ces. apoplexies. , il. faut. répéter l'application. du imoxa sur l'origine. des. nerfs paralysés, jou wérs les côtés de la base du cerveau atteint de la congestion. | | avt CETO RE 0

. Certes, l'usage des eaux Dar nine ou des-fontanelles ne saurait être mis en parallèle avec le topique. révulsif dont nous venons de parler.' Les eaux. thermales ont le grave inconvénient d'irriter tous les systèmes. et de raréfier les fluides qui circulent dans les vaisseaux de la tête, et par conséquent de produire une nouvelle congestion. Les fontanelles n’ont aucune, action sur les organés malades, et cRUssp le sujet Por, la FARPUEMAN : faute se borner, comme es V'apoplesié séreusés al’ usage des délayans mucilagineux etaux boissons acidules miellées. *

Les purgatifs sont. rarement indiqués. U3

Le résolution ou l’absorption des. liquides APS avaient. distendu les parois des ventricules. du;cerveau, la masse cérébrale. elle-même, et des ‘08: du crane, lorsqu’ ils en sont susceptibles, ce qui arrive, quelquefois chez les jeunes. sujets, est,suivie. dæ rapprochement de ces parois, de.la condensation du, tissu pulpeux del encéphale et de la réduction, successive et Lgraduée de la cavité du crâne qui doit tendre toujours à se mettre en rapport avec:là pé-

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