‹ Clinique chirurgicale (volume 2)Chapitre 13 sur 26 · partie de la matière purulente s'était déjà épanchée · texte numérisé non relu

partie de la matière purulente s'était déjà épanchée

dans la cavité abdominale.

IV Observation. — Un grenadier à pied avait été atteint à la partie latérale droite du front, d’une plaie longitudinale, résultat d’un coup de sabre qui avait divisé la première table de l'os coronal jusqu'au diploé. Il y eut d’abord quelques symptômes de commotion ; cependant le blessé ne

tomba point sur le coup, et ne perdit connaissance.

que quelques instans aprés. Les dix premiersjours se passèrent sans accidens; mais alors il se plaignit d’une douleur vive et continue vers le fond de la plaie, dont la suppuration s'était supprimée tout à coup. Il y avait de la somnolence interrompue par des mouvemens convulsifs et de légeres atteintes de délire; en même temps le malade éprouvait de l'oppression et une douleur sourde et constante à l'hypocondre droit. Les saignées locales, l'usage des Aéhyans mucilagineux, et les émolliens appliqués à l'extérieur ssodépe féntd inflammation ; mais, indépendamment des symptômes indiqués, ceux de la compression parurent: le malade avait perdu usage du bras gauche, et la jambe du même côté était dans un état presque continuel de mobilité. Quoiqu'il éprouvât des douleurs très-vives à sa blessure, il avait toujours une tendance à se coucher du même côté. Ces symptômes nous déterminérent à appliquer, sur le point le plus déclive de la fracture, une couronne de trépan. L'ouverture faite, elle donna issue à une cuillerée ordinaire de matière purulente, mêlée de petits grumeaux sanguins, et qui se trouvait logée entre le crâne et la dure-mere, qu’elle déni à environ quatre lignes de profondeur.

Pour agir sur l’affection du foie que caractérisaient suffisamment la saillie contre nature de lhypocondre droit, les douleurs pulsatives, les frissons irréguliers et les envies fréquentes de vomir, nous fimes appliquer sur la région de, cet

MALADIES DE LA TÊTE, ‘289 organe un vésicatoire saupoudré de mouches tantharides et de camphre. | GUESS

Le malade. fut momentanément soulagé: mais ce calme apparent ne fut pas de longue aid, mil fut bientôt remplacé par des symptômes d’adynamie trés-prononcés, tels que sueurs froides, petitesse du pouls, flux colliquatif, there ton du bas-ventre, difficulté de respirer et affection gangréneuse de la plaie. Ta mort suivit de près cet appareil sinistre, et me mit encore dans le cas de vérifier mon opinion sur la cause des abcès hépatiques, survenus à la suite des plaies de tête, sans chute des individus ni commotion ‘violente. En effet, nous trouvâmes, à l'ouverture du bas-ventre, une collection de matière purulente établie audessus du mésocolon transverse; elle provenait d'un abcès énorme formé dans l'épaisseur du grand lobe :du foie, très-près du ligament suspenseur. L'ouverture du crâne nous a fait voir aussi, outre le foyer purulent de la dure-mère, l'inflammation de cette membrane, et un point de suppuration au cerveau, dans le lieu qui lui correspondait.

Nous croyons devoir faire remarquer qu'aucun de ces blessés n’est tombé à l'instant même du coup, et qu'ils n’ont point été saignés au pied; les trois derniers, d’ailleurs, d’après leur déclaration, jouissaient , avant l'accident, d’une parfaite santé.

M. le docteur Aumont, l’un des aides-majors de lhôpital, a fait l'ouverture des cadavres des deux sujets de ces dernières observations. Elles ne sont

fa

Fe). MALADIES :DE : LA: MÊTE.

pasiles : seules que nous possédions sur lobjetqui vient de nous occuper, mais nous ayonsicru devoir nous borner à celles que nous avons rapportées. - Enfin, pouræésumer tout ce que nous ayons dit touchant les causes des ,abcès hépatiques qui surieanentile suite des plaies de tête, nous pensons: 1°. Que ces. abcès ne reconnaissent qüe itrèsrarement pour cause essentielle, une percussion ou pression violente directe , imprimée au foie; par la chute de l'individu, ou partout autre corps contondant qui aurait ue l'hypocondre droit ; 2° Queles causes de ces abcès à la suite des dr sé de tête, doivent être rapportées à l'irritation sym- AR que cet organe recoit.de l'inflammation établie dans les membranes fibreuses du-crâne ou des os des membres supérieurs ou inférieurs, suttout, de ceux du même côté, et à la métastase,vets ce même organe, de miasmes ichoreux où d'un fluide plus ou moins Âcre et subtil; vise 3° Qu'il parait enfin que les communications des principes morbifiques des parties lésées avec lorgane hépatique, se font plus facilement..lorsqu'elles ne doivent pas traverser la ligne, médiane | du corps.

Ces motifs et les faits dont nous dés avons ap-

is’ il arrivait par hasard que dans la Hi L Tindividu tout le poids du corps portât sur l’hypocondre droit , le foie pourrait éprouver une altération quelconque, se trie peut-être ; mais cette altération serait alors tout-à-—fait indépendante nd plaies de tête , ainsi que nous l’avons démontré. * * |

MALADIES DE LA TÈTE, 291 puyés paraissent résoudre la question importante que nous venons de. traiter : : nous pensons. du moins avoir tracé sp chemin que pourront suivre les prabcigns qui voudront vérifier. les RFARPRP

propres, à établir cette solution.

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